COLD PREY 3 (critique)

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Carte d’identité :
Nom : Fritt Vilt III
Parents : Mikkel Braenne Sandemose
Livret de famille : Ida Marie Bakkerud, Julie Rusti, Kim S. Falck-Jørgensen, Pal Stokka, Arthur Berning, Sturla Rui…
Date de naissance : 2010
Nationalité : Norvège
Taille/Poids : 1h35 – 2,3 millions €

Signes particuliers (+) : L’orientation vers le survival. Le changement de décor. Quelques séquences efficaces.

Signes particuliers (-) : Un script plus poussif dû à un manque d’inspiration et d’originalité. Beaucoup de recyclage de classiques.

 

PREY-IONS POUR QUE CE SOIT LE DERNIER !

Résumé : Un groupe de jeunes gens campant en forêt, va tomber sur une famille psychopathe en particulier le fils, meurtrier de ses parents 12 ans plus tôt…

Souvenez-vous… 1978… John Carpenter sort Halloween : La Nuit des Masques, véritable chef d’œuvre du genre souvent copié, jamais égalé. Michael Myers traque sa jeune sœur Laurie Strode. Et puis souvenez-vous 1981… Halloween II, reprenant très exactement là où le premier s’était arrêté et enchaînant toute son histoire dans un hôpital.

Maintenant, 2006, dans le grand froid norvégien. Roar Uthaug sort Cold Prey, slasher dans la neige de très bonne facture et qui fera sensation parmi les amateurs du genre. Se calquant sur la formule adoptée pour la franchise initiée par Carpenter dans les années 70 et après un intense premier volet très bien accueilli, Cold Prey II reprend lui-aussi exactement là où le premier s’en était arrêté pour un second chapitre dans un hôpital avec les rescapés du carnage. Et comme pour Halloween II, Cold Prey II va s’avérer plutôt bon également, inférieur bien sûr au premier mais très honorable pour une séquelle.

Et dans les deux cas, c’est à partir du troisième volet que les choses se sont gâtées. Car succès appelant opportunités lucratives, il était inévitable qu’un troisième opus voit le jour et, dans la droite lignée de la mode actuelle, ce sont sur les éternelles « origines sombres du tueur » que va se concentrer cette nouvelle séquelle devenant ainsi une préquelle.

Concrètement Cold Prey III est une affaire de concours. Concours du plus mauvais faiseur, titre que se disputent :

– Le monteur et ses raccords et plans de coupe inutiles.

– Le compositeur et son Score atroce pour l’ouïe, surlignant mielleusement chaque situation jusque dans des excès risibles.

– Le chef Op’ et ses éclairages peu discrets, quand il daigne éclairer, ce qui ne semble pas être le cas des scènes nocturnes où il devait refuser de sacrifier son sommeil pour les besoins du tournage.

– Le scénariste, pour la pauvreté de son récit, son incapacité à se démarquer et sa confusion dans sa mise en place.

– Et enfin le réalisateur dirigeant tout ce beau monde, premièrement car c’est interdit d’avoir un nom pareil mais surtout pour l’indigence relative de sa mise en scène assurant le strict minimum syndical et parfois moins bien cadrée avec ses deux mains que ne le ferait un cinéaste lituanien avec ses deux pieds.

Avec un tel ramassis d’handicapés techniques, Cold Prey III part mal. Mais après quelques dizaines de minutes laborieuses à la nullité inconsidérable, le film de Mikkel Braenne Sandemose (nom d’un chien, ça va pas être possible mec !) a la relativement bonne idée de s’extirper de la franchise dans laquelle il s’inscrit et du coup du énième slasher attendu, pour virer à l’âpre et rugueux survival en forêt. Et Cold Prey III de n’être finalement pas vraiment un Cold Prey. Sans renouveler le genre et resservant une recette éculée mais qui a fait ses preuves à maintes et maintes reprises, ce troisième chapitre va finalement réussir à se sauver pour devenir plutôt regardable même si on l’aurait aimé davantage inspiré là où il se contente de recycler ce que d’autres ont fait avant, de Massacre à la Tronçonneuse à Halloween en passant par Eden Lake, Détour Mortel ou le déjà nordique Manhunt. Mais bon, même si le tout respire le déjà-vu, c’est toujours agréable par où ça passe et soyons juste avec lui, certaines séquences et idées sont pas trop mal. Mais bon, on s’arrête là maintenant.

Bande-annonce :

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