ZOMBIES UNDEAD (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : Zombies Undead
Parents : Rhys Davies
Livret de famille : Ruth King, Chris Tearse, Barry Thomas, Christopher J. Herbert, Steven Dolton, Sandra Wildbore…
Date de naissance : 2010
Nationalité : Angleterre
Taille/Poids : 1h19 – Très petit budget

Signes particuliers (+) : Aucun.

Signes particuliers (-) : Mauvais, cheap, ridicule, sans idées. Techniquement en dessous de tout. Casting pathétique. Une purge.

 

« ZOMBIES PAS MORTS »… MÊME LE TITRE EST CON.

Résumé : Un groupe de personnes coincées dans un hôpital, tente de survivre et de quitter le bâtiment alors que la ville est en proie à une épidémie de zombies…

Une récente étude médicale basée sur le résultat final de ce Zombies Undead (appréciez la cohérence du titre… Incroyable non, des zombies mais pas morts !) a prouvé que l’ensemble des personnes ayant participé au tournage du film étaient gravement malades. Souffrant pour certains de troubles physiologiques, la plupart faisait état, en revanche, de sérieux désordres mentaux. D’après des experts, il semblerait qu’ils s’étaient totalement déconnectés de la réalité environnante, vivant ainsi dans une sorte de fantaisie fantasmée du monde réel. Réfugiés dans ce monde imaginaire, ils pensaient y être des professionnels du cinéma préparant un film. Certains se croyaient techniciens, d’autres acteurs et l’un d’eux se prenait même pour un réalisateur ! Comme si le cinéma était à la portée de n’importe qui, les malheureux… Voici les informations que l’on a pu récolter sur ces malades :

          – Les acteurs : Visiblement frappés par la maladie de la vache folle, ils ont des attitudes incohérentes, bourrées de tics divers et se mettent à crier étrangement fort. Pourtant particulièrement mauvais, ils semblent croire à l’illusion qu’ils sont des « acteurs de cinéma » sans que personne n’ait visiblement pu leur faire entendre raison et leur avouer la vérité…

          – Le Chef Op : Il semblerait qu’il ait des troubles physiologiques oculaires sérieux le rendant progressivement aveugle. C’est ce qui expliquerait qu’il n’ait pas réussi à régler ses lumières et que tout soit surexposé, trop illuminé rendant une image blanchâtre. A l’instar des acteurs, il s’est cru technicien professionnel de la lumière mais il travaillait en réalité avec des lampes de poche et un halogène emprunté à sa grand-mère et qu’il pointait dans le visage des pseudos acteurs.

          – L’ingénieur du son : Fortement handicapé au niveau de l’ouïe depuis l’enfance, il a compensé mentalement son mal-être et son traumatisme en se prenant pour ce qu’il ne pourra jamais être : un professionnel du son. Résultat, des bruitages beaucoup trop forts, pas du réalistes ou crédibles ou enregistrés avec un petit Lecteur/Recorder à K7 audio et rebalancés à même le prétendu tournage.

       – Le scénariste : Peut-être avec le malade qui se prenait pour le réalisateur, celui le plus touché. Affligé de troubles neurologiques sérieux, cet homme a cru être un littéraire et un visualiseur d’images. Mais ce qu’il a fait n’est en réalité qu’une projection déraillée de ses lectures dans Spirou ou Picsou Magazine, qu’il a légèrement transformé et transposé dans l’horreur eu égard à son cerveau malade. Mais le prétendu post-it sur lequel il aurait écrit l’entier « scénario » de ce Zombies Undead n’ayant été retrouvé, on ne peut le prouver. Par conséquent, considéré comme perdu ou n’ayant jamais existé, personne mis à part lui n’est en mesure d’affirmer si il y a eu un jour ou non, un scénario écrit pour ce prétendu « film ».

          – Le réalisateur : Il serait d’après les experts, le plus touché pour cette hystérie collective. Totalement déconnecté de la réalité, ce malheureux se serait pris pour un metteur en scène avec l’idée de faire un film de cinéma. Si nous savons bien, nous avec le recul et la lucidité, que c’est bien improbable, lui y a cru et défend bec et ongle son résultat et pensant qu’il s’agit là, d’un « film d’horreur avec des zombies ». Personne n’ose à ce jour le contredire de peur d’empirer son état. Mais la réalité est que son modeste assemblage de séquences animées n’est pas un film mais une gaudriole sans queue ni tête. Seul lui est en mesure d’y voir du sens. Pour le spectateur lambda et sain d’esprit, tout ce que l’on peut voir, ce sont des images fauchées, cadrées de travers et systématiquement floues avec une absence de début  et surtout de fin, comme si l’hystérie collective qui habitait ces personnes, s’était estompée l’espace de quelques minutes dans lesquels ils ont tout cessé brutalement.


Mais sinon, mis à part ça, c’est presque sympa (ne surtout jamais contredire brutalement un malade, ça ne peut qu’empirer les symptômes). A un moment, il y avait un arbre qui jouait pas trop mal. Sinon, la chemise d’un des héros était sympa. Et le contour de l’image était joli… (ah non, c’était le cadre de ma télé en fait, pardon. D’ailleurs, j’ai eu le temps de repérer une tache qu’il faut que j’essuie avec un chiffon doux et légèrement humi… oui, on s’en fout, je m’égare, désolé). Ah, et le générique de fin est bien lui aussi. Normal, il veut dire que l’atrocité est terminée et on le savoure pour ça. Bon, inutile de meubler pour rien, quand c’est nul, c’est nul. Même l’actrice principale est moche alors, c’est dire. Il y a vraiment des jours où tout fout le camp…

Bande-annonce :

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