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UNE COLONIE de Geneviève Dulude-De Celles : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Une Colonie
Mère : Geneviève Dulude-de Celles
Date de naissance : 2019
Majorité : 06 novembre 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : Canada
Taille : 1h42 / Poids : NC
Genre : Drame

Livret de famille : Emilie Bierre, Irlande Côté, Jacob Whiteduck-Lavoie…

Signes particuliers : Un joli portrait enveloppé dans un film qui sonne le déjà-vu.

L’ÉVEIL AU MONDE D’UNE JEUNE ADOLESCENTE

NOTRE AVIS SUR UNE COLONIE

Synopsis : Mylia, une enfant timide et farouche, s’apprête à quitter sa campagne natale pour la grande école. À la recherche de repères dans ce milieu qui lui semble hostile, elle apprendra à mieux se connaître à travers la rencontre de Jimmy, un jeune autochtone marginal de la réserve voisine. Mylia avancera comme elle peut, parfois maladroitement, en se frottant à l’absurdité de l’adolescence, à ses malaises et à ses petites victoires. 

Venu du Canada où il est sorti il y a plusieurs mois maintenant, Une Colonie est un premier long-métrage de la réalisatrice Geneviève Dulude-De Celles qui s’intéresse à la sempiternelle thématique de l’éveil au monde à travers le parcours initiatique d’une jeune fille en passe de basculer dans l’adolescence. Alors qu’elle quitte le primaire pour entrer dans le secondaire, et dans le même temps sa campagne pour la grande école de la ville, la timide Mylia va faire l’expérience d’une nouvelle étape de vie qui va l’amener à se confronter au monde qui l’entoure. Sur le papier, Une Colonie ne s’appuie pas sur un récit fondamentalement original mais qu’importe, ce n’est certainement pas ce que recherchait son auteur de toute manière.

Sur bien des points, Geneviève Dulude-De Celles touche juste avec son modeste effort à l’ambiance douce-amère, et coche pas mal de cases dans la liste des motifs chers aux petits drames indépendants soutenus par un regard affectueusement intimiste. Dans le sillage d’une épatante Emilie Bierre qui brille de mille feux à l’écran dans le rôle de cette adolescente qui cherche sa voie, la cinéaste s’applique à déployer son histoire de quête identitaire avec authenticité, en épousant une touchante sensibilité, en caressant tendresse et poésie via une mise en scène qui prend le temps tout en suivant la dynamique de ses personnages. Une mise en scène qui se veut à la fois organique et onirique, qui multiplie les jolis plans naturalistes, qui filme la nature justement, les contrastes avec la ville, qui se sert des jeux de lumières, qui n’hésite pas à capter les silences et l’infiniment anecdotique porteur de symbole. Une mise en scène qui surtout reste toujours à hauteur de ce qu’elle capte. Rythme langoureux comme en apesanteur, réalisme formel et spirituel, ton entredeux pour souligner un « passage », esthétique lumineuse et esprit solaire, volonté d’universalité du regard sur la jeunesse moderne et sur l’importance de trouver sa place et d’assumer qui et ce que l’on est… L’ennui est que La Colonie a les défauts de ses qualités. Geneviève Dulude-De Celles signe un film d’auteur qui sonne souvent juste, qui fait les choses bien et s’efforce d’être beau et émouvant, mais on ne peut s’empêcher d’avoir l’impression d’avoir déjà vu ça mille fois, tant dans le fond que sur la forme. C’est un peu la limite d’Une Colonie, se soumettre à un regard peu original qui dès lors ne sublime pas une histoire pas originale elle non plus malgré quelques petites touches personnelles.

BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

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