BLACK STORM de Steven Quale
Critique – Sortie ciné

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352120.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMondo-mètre
note 7
Carte d’identité :
Nom : Into the Storm
Père : Steven Quale
Livret de famille : Richard Armitage (Gary), Sarah Wayne Callies (Allison), Jeremy Sumpter (Jacob), Nathan Kress (Trey), Matt Walsh (Pete), London Moore (la pom pom girl), Kyle Davies (Donk)…
Date de naissance : 2013
Majorité : 13 août 2014 (en salles)
Nationalité : USA
Taille : 1h29
Poids : Budget estimé à 40 M$

Signes particuliers : Droit dans ses bottes et assumant ce qu’il est, Black Storm est un gros plaisir coupable qui dépote en multipliant les moments de bravoure visuels dans un spectacle intense ! Pas de gras, que de la chair consistante, un régal simple et sans prétentions pour amateurs de films catastrophes destructeurs ultra-spectaculaires.

 

UN SPECTACLE QUI DÉCOIFFE !

LA CRITIQUE

Résumé : En une journée, la petite ville de Silverton est dévastée par une multitude de tornades sans précédent. Les habitants sont désormais à la merci de ces cyclones ravageurs et meurtriers, alors même que les météorologues annoncent que le pire est à venir… Tandis que la plupart des gens cherchent un abri, d’autres se risquent à se rapprocher de l’œil du cyclone pour tenter d’immortaliser en photos cet événement exceptionnel.black storm xx L’INTRO :

Qu’ils sont devenus rares aujourd’hui les vrais films catastrophes programmant de la destruction massive tout azimut. Il n’y a guère plus que Roland Emmerich qui s’acharne et encore, le cinéaste semble avoir fait le tour du sujet après un 2012 qui apparaissait comme le film définitif en la matière étant donné qu’il sera désormais difficile de « casser » davantage après lui. Les amateurs du genre pourront donc remercier Steven Quale (Destination Finale 5) de débarquer avec son Black Storm, cousin moderne du Twister de Jan De Bont avec de nouveaux chasseurs de tornades destructrices qui tomberont à pic dans la petite ville américaine de Silverton, où ils seront confronter à rien de moins que « la pire tornade de l’histoire ». Avec son pitch sommaire, son budget très restreint estimé aux alentours des 40 millions de dollars et son casting sans grandes stars à l’affiche (Richard The Hobbit Armitage, Sarah Wayne Callies et toute une armada de jeunots venus de la série télé) mais précédé de bande-annonces assez bluffantes et alléchantes, Black Storm fleurait bon la série B estivale sans prétention autre que divertir très modestement…388288.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

L’AVIS :

On ne va pas y aller par quatre chemins car cela reviendrait à prendre des sentiers de traverse inutiles lorsqu’il s’agit d’appréhender ce genre d’humbles productions au goût de mini-blockbusters bas du front mais voilà, Black Storm est un énorme plaisir coupable qui fait du bien par où il passe ! Spectacle pop corn intense et haletant, dans la grande tradition des purs films catastrophes modernes, l’effort de Steven Quale est un régal pour les amateurs, visuellement impressionnant et narrativement tendu comme une corde à linge. Même si tout est très prévisible, même si le film n’évite aucun cliché (que ce soit dans les personnages ou les passages obligés qu’en définitive, on se complaît à espérer et à réclamer), même si le parcours est proprement balisé au point de ne laisser attendre aucune surprise, on a envie de l’emprunter ce chemin, sans retenue et en fonçant tête baissée dans le paysage qu’il promet, car on sait pertinemment ce qu’il nous réserve. Et il le fait avec une générosité débordante, teintée de notes d’humour faciles mais qui amuse en offrant un de répit entre deux tourbillons.550862.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Nantis de SFX foutrement épatants au regard de son petit budget, Black Storm est un sacré film d’aventure épique qui vend du spectacle par paquets de douze, en assumant pleinement ce qu’il est, et n’est pas. N’allons pas y chercher midi à quatorze, le film fait dans la simplicité de la distraction efficace qui en fiche plein la vue sur un rythme mené tambour battant, Quale remplissant parfaitement son cahier des charges en nous balançant à la figure un film saisissant, intense, ultra-spectaculaire, et d’une concision qui ne laisse aucune place à l’ennui mais qui, en revanche, libère une belle voie d’autoroute pour un roller coaster fantaisiste, régalant le spectateur laissé bouche bée devant les prouesses techniques soutenues par une mise en scène sacrément immersive, jonglant entre le found footage et la réalisation classique avec une maîtrise idéale pour mener à bien ses objectifs. Super moment régressif et sans prise de tête, Black Storm est une excellente surprise pour qui réclame des sensations fortes. En somme, ce que l’on appelle trivialement : un kiff ! Allez, pourquoi résister ? Laissez-vous faire, ça décoiffe un peu mais ça va bien se passer…

Bande-annonce :

Par Nicolas Rieux

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