BEOWULF (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : Beowulf
Parents : Graham Baker
Livret de famille : Christophe Lambert (Beowulf), Rhona Mitra (Kyra), Oliver Cotton (Hrothgar), Götz Otto (Roland), Patricia Vélasquez (Pendra), Vincent Hammond, Charles Robinson…
Date de naissance : 1999
Nationalité : États-Unis
Taille/Poids : 1h35 – 20 millions $

Signes particuliers (+) : Rhona et Mitra et Patricia Vélasquez sont franchement bien gaul***

Signes particuliers (-) : La liste pourrait être longue. Cheap, ringard, kitsch. Des effets spéciaux laids, des scènes d’action involontairement comiques. Un scénario qui n’en est pas un. Christophe Lambert égal à lui-même…

 

ZERO : COUSIN DE ZORRO, CHEVALIER MARTIALO-FUTURISTE KISTCH

Résumé : Un mystérieux chevalier se rend dans un château reculé pour y affronter une créature qui hante les parages…

Le nom de Christophe Lambert rime souvent avec « parfum de bon nanar débile ». Le Beowulf de Graham Baker ne viendra pas contredire l’adage et l’impose presque comme un pléonasme. En se réappropriant la fameuse légende, le cinéaste de Futur Immédiat, Los Angeles 1991 met tout simplement un terme à sa carrière de metteur en scène puisqu’il n’a plus jamais rien signé depuis. On était en 1999.

Beowulf fait partie de ces nanars sympathiques flirtant entre la série B pour Direct-to-video et la Zédérie hilarante, tellement conne qu’elle en devient un prétexte à une bonne soirée entre potes en mode « on se fend la gueule ». Accumulant les invraisemblances et les improbabilités les plus démentes, Beowulf se veut un espèce de croisement entre Mad Max, Highlander et Blade où un univers moyenâgeux rencontre un pseudo contexte futuriste rétrograde. Notre Cricri national devient un guerrier doué en arts martiaux et dans le maniement d’armes originales et fait étalage de ses talents (sous la direction d’un chorégraphe qui n’a même pas le brevet des collèges HK en la matière) au détour d’acrobaties incroyables des plus comiques, pas aidé par une mise en scène à mi-chemin entre l’amateurisme et le sérieux d’une grosse production asiatique. Outre le jeu monotronche de Lambert qui caricature la moindre expression de visage avec son air benêt, Beowulf accumule les défauts au point de s’ériger en modèle du genre « grosse connerie bisseuse nanardesque involontaire ».

Graham Baker foire son script (réduit au strict minimum) mais aussi son montage, sa mise en scène, son découpage mais pousse jusqu’à nous imposer une musique techno omniprésente en plus d’être insupportable pour retrouver un esprit jeu vidéo nineties à la Mortal Kombat, autre grand moment de la filmo de Lambert et dont les producteurs sont les mêmes. Les scènes les plus ridicules côtoient sans vergogne les dialogues les plus ringards et les effets spéciaux les plus pourris pour un florilège que Ségolène Royal appellerait le comble de la « mauvitude ». Mais au moins on se marre et il y a Rhona Mitra, qui exhibe (pas assez) la belle plastique que lui a confectionné son chirurgien plasticien de papa.

Bande-annonce :


Bande-annonce du Film Beowulf VOST par -Foxys-

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