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UNCUT GEMS des frères Safdie : l’avis de Fred

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Spectateurs

La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Uncut Gems
Père : les frères Safdie
Date de naissance : 2019
Majorité : 31 janvier 2020
Type : Disponible sur Netflix
Nationalité : USA
Taille : 2h15 / Poids : NC
Genre : Thriller, Drame

Livret de famille : Adam Sandler, Julia Fox, The Weeknd…

Signes particuliers : Des Safdie en forme, Adam Sandler au top.

UN GRAND CRU NETFLIX

L’AVIS DE FRED SUR UNCUT GEMS

Synopsis : Avec des dettes qui s’accumulent et des percepteurs qui le cernent, un bijoutier new-yorkais volubile risque tout dans l’espoir de rester à flot… et en vie.

J’avais beaucoup aimé Good Time des frères Safdie mais il m’avait tout de même manqué quelque chose pour être complètement dithyrambique à leur sujet. Ce quelque chose sur lequel il est parfois difficile de mettre des mots tant c’est indicible, je l’ai eu aujourd’hui avec Uncut Gems, un film calquant sa frénésie incroyable sur l’espèce de bassine de nitroglycérine qu’est l’existence de son personnage principal.

Tout part d’une roche d’opale non taillée, un objet symbolique de pureté qui, dès sa découverte, va être arraché à la terre pour des raisons viciées par l’avidité humaine. Arrivée par un parcours douteux aux États-Unis, celle-ci va devenir la propriété d’Howard, un diamantaire pris au cœur d’une tempête de petites combines qu’il tente de juguler en faisant rimer le cours de sa vie avec son goût pour les paris. Entre tout un lot de créanciers peu recommandables, une vie de famille au bord du gouffre, une maîtresse indomptable et sa rencontre avec une célébrité du basket, Howard nage dans un chaos perpétuel, un désordre maintenu en équilibre comme par miracle par ses manipulations. L’arrivée de l’opale va considérablement affaiblir les fondations de ce château de cartes et emmener le film, déjà impressionnant pour retranscrire l’imprévisibilité émanant d’Howard, dans une spirale irrésistible où cette dernière ne va cesser de croître, comme une créature attirant toujours sa victime plus près de sa gueule pour la dévorer. À moins de passer radicalement à côté du film, on ne peut qu’y être emporté, secoué dans tous les sens par ce parcours dont on devine déjà qu’il devra se conclure par une inévitable explosion, mais dont on ignore encore la nature et les conséquences pour Howard. En ce sens, le dernier acte est absolument dingue : avec les dix dernières minutes, on tient probablement là le climax de l’année.

Et Adam Sandler est impérial, l’acteur incapable de s’effacer derrière les rôles plus ou moins similaires de ses dernières comédies médiocres, fait ici tout le contraire, s’emparant du masque de ce personnage avec une force de conviction que l’on désespérait de voir à nouveau chez lui. Même si le cœur y est, je ne mets pas 5 sur 5 car j’estime que, dans sa deuxième partie, le film aurait gagné à être raboté sur quelques points. Rien de bien méchant néanmoins car, avec 1917 et Jojo Rabbit, Uncut Gems fait partie de mes trois moments cinématographiques incontournables du mois de janvier. À voir absolument !

BANDE-ANNONCE :

Par Fredéric Serbource

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