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THE HIGHWAYMEN de John Lee Hancock : la critique du film [Netflix]

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : The Highwaymen
Père : John Lee Hancock
Date de naissance : 2019
Majorité : 29 mars 2019
Type : Disponible sur Netflix
Nationalité : USA
Taille : 2h11 / Poids : NC
Genre : Policier

Livret de famille : Kevin Costner, Woody Harrelson, Kathy Bates…

Signes particuliers : Ambitieux mais mal rythmé.

BONNIE & CLYDE VU CÔTÉ POLICIERS

LA CRITIQUE DE THE HIGHWAYMEN

Synopsis : La traque de Bonnie Parker et Clyde Barrow par les deux enquêteurs légendaires Frank Hamer et Maney Gault. Devant l’impuissance des techniques d’enquête de l’époque et du FBI, les deux Texas Rangers sortent de leur retraite et s’en remettent à leur instinct et leurs méthodes traditionnelles pour arrêter les criminels les plus recherchés d’Amérique. Si les hors-la-loi ont fait les gros titres, les hommes de loi sont entrés dans l’Histoire.

Tous les cinéphiles du monde chérissent l’immense Bonnie and Clyde d’Arthur Penn avec le couple Faye Dunaway & Warren Beatty. Le duo criminel américain érigé en mythe romanesque a souvent inspiré le cinéma, beaucoup plus que les valeureux policiers qui ont participé à sa traque, beaucoup plus que les malheureux agents qui sont tombés sous leurs balles. Une aberration que The Highwaymen met en avant en s’attachant aux authentiques Texas Rangers Frank Hamer et Maney Gault qui ont été plongés au cœur de l’une des traques les plus mythiques de l’histoire américaine, et qui ont dû faire face à la vénération exaspérante de la population yankee envers le couple de gangsters meurtriers. C’est l’un des ressorts forts du film de John Lee Hancock (Le Fondateur, Dans l’ombre de Mary), remettre en valeur ce non-sens et rappeler que Bonnie Parker et Clyde Barrow étaient avant tout des tueurs sanguinaires et non juste de simples voleurs au grand cœur. Une manière de réparer l’histoire et l’injustice de son regard.

Kevin Costner, Woody Harrelson. Une association d’immenses acteurs qui faisait saliver sur le papier et qui se révèle être l’un des principaux arguments d’un film qui, outre le visage passionnant et méconnu de ce qu’il raconte, apparaît parfois un peu poussif, un peu trop long, un peu trop creux dans son ventre. Plusieurs choses présentes auraient probablement mérité d’être davantage creusées et mises en valeur, comme la psychologie de ce duo de policiers fatigués ou cette thématique de la glorification du crime et la gêne de voir un couple de criminels élevé au rang de légende. Des idées qui sont néanmoins les bienvenues pour donner un peu d’épaisseur et de relief à cette traque qui souffre parfois d’une narration monotone et légèrement répétitive. Une chose est sure, Hancock aborde son film avec l’ambition de signer une œuvre forte et profonde, dans l’esprit des Incorruptibles de De Palma par exemple. Il n’y parvient qu’à moitié, par manque de génie (en même temps, il n’a jamais été un grand cinéaste) et de caractère. Mais l’effort est louable et prouve que Netflix reste, quoiqu’on en pense, une belle terre de cinéma.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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