TAXI 5 de Franck Gastambide : la critique du film
sortie cinéma

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Carte d’identité :
Nom : Taxi 5
Père : Franck Gastambide
Date de naissance : 2018
Majorité : 11 avril 2018
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h42 / Poids : NC
Genre
: Comédie

Livret de famille : Franck Gastambide, Malik Bentalha, Bernard Farcy, Sabrina Ouazani, Ramzy Bédia, Salvatore Esposito, Anouar Toubali, Edouard Montoute, Monsieur Poulpe, Sissi Duparc, Soprano…

Signes particuliers : Un reboot honnête et efficace.

TAXI PASSE LA CINQUIÈME !

LA CRITIQUE DE TAXI 5

Résumé : Sylvain Marot, super flic parisien et pilote d’exception, est muté contre son gré à la Police Municipale de Marseille. L’ex-commissaire Gibert, devenu Maire de la ville et au plus bas dans les sondages, va alors lui confier la mission de stopper le redoutable « Gang des Italiens », qui écume des bijouteries à l’aide de puissantes Ferrari. Mais pour y parvenir, Marot n’aura pas d’autre choix que de collaborer avec le petit-neveu du célèbre Daniel, Eddy Maklouf, le pire chauffeur VTC de Marseille, mais le seul à pouvoir récupérer le légendaire TAXI blanc.

Luc Besson passe la cinquième et la saga Taxi accélère de plus belle sous l’impulsion de Franck Gastambide et toute sa bande habituelle composée de Malik Bentalha, Sabrina Ouazani, Sissi Duparc, Ramzy ou Anouar Toubali. 20 ans pile poil après le premier opus de la franchise à succès, EuropaCorp redonne un coup de jeunesse à sa série fonçant à toute berzingue sur le bitume marseillais, dans le sillage de la célèbre Peugeot 406 jadis ultra-customisée par Sami Naceri. Fan de la première heure, le Gastambide des Kaïras et de Pattaya a eu l’idée de proposer à Luc Besson, producteur, de reprendre le volant d’une saga qui en avait encore un peu sous le capot. Nouvelles têtes, nouveaux méchants, nouveaux bolides, Taxi renaît de ses cendres, 11 ans après le dernier chapitre en date. Et si l’on pouvait craindre le pire alors que les suites au succès de 1998 n’avaient fait qu’aller en déclinant, ce coup de jeunesse dynamite la franchise Taxi en l’amenant vers de nouveaux horizons.

À en croire l’applaudimètre à l’avant-première officielle, Taxi 5 a globalement réussi à se mettre les fans dans la poche, les plus anciens comme les nouveaux. Plus jeune, plus moderne, plus « tendance », avec un festival de références actuelles comme une B.O signée Kut Killer, un caméo de Soprano ou un rôle conséquent confié au youtubeur Monsieur Poulpe, Taxi 5 joue la carte du jeunisme et du ravalement de façade avec une comédie d’action délirante mélangeant spectacle et humour « à la Gastambide ». Certains y trouveront le compte et riront aux éclats devant une débauche de gags tour à tour trash, déjantés ou cartoonesques, d’autres seront peut-être agacés par cette avalanche de lourdeur titillant les limites de l’excessif. Une chose est sûre, Gastambide assure le service après-vente en relançant la franchise avec un certain panache, respectant son essence tout en tordant le cou à quelques-uns de ses fondamentaux. Et dans cette foire policière opposant un duo improbable et des braqueurs italiens roulant en Ferrari, tout ne fonctionne pas mais l’effort est honnête et à le mérite de ne pas se prendre au sérieux.

Au rayon de ce qui fonctionne, on soulignera le bel esprit de détente de l’ensemble, le bon équilibre entre humour et action, la mise en scène lisible et maîtrisée de Gastambide, et la profusion de gags qui font mouche pour alimenter un nouveau tandem assez sympathique, imaginé entre la nostalgie et le besoin de nouveauté, auquel on reprochera seulement son déséquilibre très différent de ce que l’on a connu (Malik Bentalha, généreux et hilarant, incarne un pied nickelé maladroit et crétin là où personne n’était idiot dans le duo Daniel/Emilien alias Naceri/Diefenthal). Coté défauts, ce nouveau Taxi fait la part belle à un esprit potache très/trop appuyé, avec davantage de bêtise assumée pour faire fonctionner sa mécanique base sur le grotesque rieur, à l’image de sa galerie de seconds rôles estampillés « Cotorep » (dixit le film). Et peut-être qu’avec davantage de mesure au lieu de creuser à outrance le sillon du second voire troisième degré débile, Taxi 5 aurait gagné en légèreté, fluidité et fraîcheur. Et puisqu’on parle de fraîcheur, notons que c’est d’ailleurs quand le film tente de copier les répliques les plus cultes du premier volet, qu’il montre ses limites de « reboot » le cul entre deux chaises (entre respect et nouveauté), se craquelant sous le poids du « c’est plus pareil qu’avant« . Quelque part, le charme n’est quand même plus le même qu’a l’époque d’un Naceri tellement iconique dans le rôle.

BANDE-ANNONCE :


Par David Huxley

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