RAMPAGE – HORS DE CONTRÔLE de Brad Peyton : la critique du film
sortie cinéma

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Carte d’identité :
Nom : Rampage
Père : Brad Peyton
Date de naissance : 2018
Majorité : 02 mai 2018
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h48 / Poids : NC
Genre
: Action, Fantastique

Livret de famille : Dwayne Johnson, Naomie Harris, Malin Åkerman, Jeffrey Dean Morgan…

Signes particuliers : Bête mais divertissant.

DWAYNE JOHNSON vs DE GROSSES BÊBETES

LA CRITIQUE DE RAMPAGE – HORS DE CONTRÔLE

Résumé : Primatologue de profession, David Okoye a plus de mal à nouer des liens avec ses semblables qu’avec les singes. Pas étonnant qu’il se soit pris d’affection pour George, adorable gorille d’une intelligence hors du commun, dont il s’occupe depuis sa naissance. Mais suite à une expérience génétique catastrophique, George se métamorphose en monstre incontrôlable. Et il n’est pas le seul puisque d’autres animaux se transforment en prédateurs enragés aux quatre coins du pays, détruisant tout sur leur passage. Okoye décide alors de travailler d’arrache-pied avec une généticienne pour mettre au point un antidote. Pourront-ils à temps empêcher la planète d’être ravagée ?

Trois ans après le film catastrophe San Andreas, Dwayne Johnson retrouve le réalisateur Brad Peyton pour Rampage – Hors de Contrôle, un blockbuster sous stéroïdes avec des créatures gigantesques dont un gentil gorille métamorphosé en King Kong destructeur, un alligator bodybuildé et même un loup volant ! Et l’ami Dwayne de sortir ses plus gros biscottos et sa panoplie de sauveur héroïque pour affronter ces super-animaux mutants prêts à détruire le monde dans un Kaiju Eiga à la sauce hollywoodienne…

Au détour d’une énième histoire d’expérience génétique foireuse dans l’espace (une station en orbite sur laquelle étaient pratiquées des recherches génétiques explose, projetant ses déjections contaminées sur terre – hum), Rampage propose un gros film d’action dopé aux effets spéciaux et au spectacle massif et sans temps morts. Si le résultat est très anecdotique et n’a pas vocation à contenter les amateurs de bon cinéma, Rampage a au moins le mérite de faire passer son petit moment de cinoche au cours duquel le cerveau est débranché, histoire de profiter au mieux de ce déluge de bêtise pas loin du plaisir coupable, dont on se repaît comme d’un McDo après une journée harassante. Sans être honteux dans son approche purement divertissante mais sans être bien qualitatif non plus alors qu’il ne fait aucun effort pour s’élever au-dessus de la masse des productions alimentaires destinées à remplir les salles entre deux films de premier plan, Rampage n’a aucune cohérence ni artistique ni d’écriture, et ressemble vite à une sorte de gros bordel aussi géant que ses monstres, reboutiquant plein de choses déjà vu dans un esprit dès plus bisseux, piochant au gré de ses envies de spectacle neuneu, du côté de la SF avec son entame au postulat douteusement délirant, puis du côté de Mon Ami Joe, King Kong et autre Jurassic Park ou Godzilla. On frôle parfois (souvent ?) la pépite nullisime du style que pourraient produire les gugusses de chez Asylum avec un max de pognon, mais l’affaire finit par en devenir amusante dans sa ringardise grâce à sa débauche de fun, son grotesque assumé et son humour faits de punchline improbables.

BANDE-ANNONCE :


Par Nicolas Rieux

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