OPÉRATION BEYROUTH de Brad Anderson : la critique du film
Sortie cinéma

Partagez cet article
0 votes

[Note spectateurs]

Carte d’identité :
Nom : Beirut
Père : Brad Anderson
Date de naissance : 2018
Majorité : 30 mai 2018
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h50 / Poids : NC
Genre
: Thriller, Espionnage

Livret de famille : Jon Hamm, Rosamund Pike, Dean Norris, Leila Bekhti…

Signes particuliers : Un thriller d’espionnage trop anecdotique.

HOLLYWOOD NOUS EXPLIQUE LA GUERRE DU LIBAN

LA CRITIQUE DE OPÉRATION BEYROUTH

Résumé : Beyrouth, 1972. Diplomate américain, Mason Skiles organise une réception, en présence de sa femme et de Karim, orphelin libanais de 13 ans que le couple espère adopter. Mais le cocktail est perturbé par l’arrivée du meilleur ami de Mason, l’agent de la CIA Cal Riley, porteur de nouvelles inquiétantes concernant Karim. Quelques secondes plus tard, des terroristes font irruption et ouvrent le feu sur les convives. Les conséquences sont terribles. Dix ans plus tard, Mason a sombré dans l’alcool. Vivant désormais à Boston, il intervient comme médiateur dans les conflits au sein de l’entreprise. Jusqu’au jour où il est abordé par un inconnu qui, à la demande d' »amis » communs, lui remet un passeport et un billet d’avion pour qu’il se rende le plus tôt possible à Beyrouth. D’abord réticent, il débarque dans une ville ravagée par la guerre qu’il ne reconnaît plus. Il comprend alors pourquoi on l’a fait venir : des terroristes ont kidnappé un agent de la CIA et il est censé négocier sa libération contre celle du djihadiste Abu Rajal, détenu par la police secrète israélienne. Avec l’aide de Sandy Crowder, elle-même membre de la CIA, Mason prend conscience que chaque force en présence – Tsahal, le gouvernement américain, l’OLP – cherche à servir ses propres intérêts. À qui peut-il encore faire confiance dans un monde où la vérité n’émerge que lorsqu’elle est rentable ?

La carrière du réalisateur Brad Anderson n’aura jamais connu les sommets espérés après lson perturbant The Machinist en 2004, dans lequel Christian Bale livrait l’une des plus fascinantes performances de sa carrière. Passé depuis par beaucoup de séries télé et une poignée de longs-métrages oubliés, Brad Anderson revient aujourd’hui avec Opération Beyrouth, un thriller d’espionnage écrit par Tony Gilroy, l’emblématique scénariste de la saga Jason Bourne. Jon Hamm y incarne un diplomate américain en poste à Beyrouth au début des années 70, dont la femme va être tuée dans une attaque peu avant que la guerre du Liban n’éclate. Dix ans plus tard, le pays a été ravagé par le conflit. Mason Skiles va devoir retourner dans la ville de tous ses cauchemars, pour aider la CIA à négocier la libération d’un agent kidnappé par des terroristes, en l’occurrence par un homme que Skiles a bien connu enfant.

Derrière ses apparats de thriller semi-efficace, Opération Beyrouth creuse plutôt bien les problématiques géopolitiques qui ont entouré (et entourent encore) la ville de Beyrouth, multiculturelle et multiconfessionnelle. Le cinéaste Brad Anderson, aidé par la solidité du script de Tony Gilroy, réussit à exposer de manière assez ludique les mécanismes et les tensions liées aux nombreux intérêts qui déchirent la région. Malheureusement, si l’on ressort du film avec des connaissances un peu plus éclairées quant à l’histoire récente du Liban, Opération Beyrouth souffre d’un regard très américanisé et davantage au service du suspens de son histoire, et non l’inverse. Côté mise en scène, le travail de Brad Anderson s’avère vite assez terne et son manque d’un point de vue fort laisse le film surnager seul dans le terrain vague de l’anecdotique. Trop anecdotique en tout cas pour vraiment intéresser et faire d’Opération Beyrouth, un grand thriller d’espionnage.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.