CAM de Daniel Goldhaber : la critique du film
Netflix

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Cam
Père : Daniel Goldhaber
Date de naissance : 2018
Majorité : 16 novembre 2018
Type : Dispo sur Netflix
Nationalité : USA
Taille : 1h34 / Poids : NC
Genre : Thriller

Livret de famille : Madeline Brewer, Patch Darragh, Melora Walters…

Signes particuliers : Un film concept qui manque d’idées.

SEXE, MENSONGES ET VIDÉO

LA CRITIQUE DE CAM

Synopsis : Une cam-girl, Alice, payée pour faire des shows érotiques se retrouve piégée par un maître chanteur qui menace de détruire sa vie.

Avec Cam, nouvel arrivant sur la plateforme Netflix, le réalisateur Daniel Goldhaber tenait un sujet intéressant et matière à s’amuser : les cam-girl qui font des show érotiques sur les sites spécialisés. Produit par Blumhouse, ce thriller psychologique suit la mésaventure d’une jeune femme (intéressante Madeline Brewer) piégée par un double qui a piraté son compte, usurpé son identité et se fait passer pour elle en direct. Impuissante, Alice va progressivement basculer dans un véritable cauchemar avec aucun autre choix que de devoir démasquer elle-même celui ou celle qui tire les ficelles.

Cam partait d’une idée plutôt bonne et promettait un cyber-thriller sulfureux mêlant soft-érotisme, enquête haletante et critique de cette société-spectacle sur internet où la reine popularité pousse à faire tout et n’importe quoi pour gagner de la visibilité. Malheureusement, Daniel Goldhaber va passer à côté du possible tour de force. Intrigant et addictif dans un premier temps, Cam va s’essouffler très vite, étouffé par son concept qu’il ne sait trop comment renouveler en cours de route. Malgré son intrigue de thriller qui se dessine, le film n’a jamais le coffre nécessaire pour tenir la distance tant et si bien que l’on finit par s’emmerder poliment devant une série B somme toute assez plate, qui n’embrasse jamais son précieux potentiel pour en faire quelque chose de plus burné. Et lointainement, on se demande ce qu’un Paul Verhoeven aurait pu faire d’un truc pareil. Certainement quelque chose de plus viscéral, de plus radical, de moins terne que cet effort qui tourne à vide en faisant croire que non, pensant que son final surprenant et ambigu lui apportera la plus-value nécessaire pour devenir un film malin. Ce qu’il n’est pas.


BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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