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Le saviez-vous ? : le titre le plus long de l’histoire du cinéma

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Au cinéma, on aime les titres courts et efficaces. Ou pour être plus précis, les génies du marketing qui bossent dans les studios aiment les titres courts et efficaces. Parce que ça tient mieux sur les affiches, parce que ça rentre mieux dans l’esprit des spectateurs, parce que c’est plus facile à dire et parce qu’on peut mieux faire des hashtags sur les réseaux sociaux etc… Néanmoins, certains en ont rien à cirer et tiennent à leur joli titre choisi, qu’il soit long ou court. Récemment, Emmanuel Mouret a sorti Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait. Pas mal mais peut mieux faire. Au rayon des titres à rallonge, on peut citer Woody Allen et son fameux Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander. En France, on peut évoquer l’interminable Mais qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu pour avoir une femme qui boit dans les cafés avec les hommes de Jan Saint-Hamon (1980), ce à quoi les centrafricains répondraient par La robe, et l’effet qu’elle produit sur les femmes qui la portent et les hommes qui la regardent (Alex van Warmerdam – 1996). Plus communs et moins dingues, on peut penser pêle-mêle à Borat, leçons culturelles sur l’Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan, à Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages de Michel Audiard, à Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes de Jean-Jacques Zilbermann ou côté blockbuster à Le Monde de Narnia : Chapitre 1 – Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique. Mais si tous ces titres sont considérés comme longs, il y en a un qui bat tous les records possibles et imaginables.

En 1991, l’américain James Riffel réalise une parodie de film d’horreur, plus précisément une parodie du classique La Nuit des Morts-Vivants de Romero sorti en 1968. Dans cette comédie horrifique à sketches, le cinéaste s’amuse notamment de l’amour du cinéma de genre pour l’emphase sensationnaliste, à base de « Le retour de » et autre « La revanche du… » ou « La terreur venue de…« . Si son film (indépendant) n’était pas destiné à une grande carrière, il deviendra vite une petite Madeleine prisée des vidéo-clubs, puis un film culte pour des tas d’amateurs de bobines horrifiques. Le titre ? Prenez une grande inspiration… et lisez : Night of the Day of the Dawn of the Son of the Bride of the Return of the Revenge of the Terror of the Attack of the Evil, Mutant, Alien, Flesh Eating, Hellbound, Zombified Living Dead Part 2: In Shocking 2-D. Quasiment 40 mots !! Bon, autant vous dire que le titre du film est généralement abrégé en Night of the Day of the Dawn (soit La Nuit du jour de l’aube). En tout cas, voilà un patronyme qui lui a permis de se démarquer et de renforcer son parfum de curiosité. Quel accroc aux films horrifiques n’aurait pas envie de voir un film avec un titre pareil ! 

 

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