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Le saviez-vous ? : L’affaire du boycott d’Isabelle Adjani à Cannes

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Parmi les images mémorables de l’histoire du festival de Cannes, on retiendra cette année de 1983, le jour où Isabelle Adjani a foulé les marches rouges dans une ambiance dès plus étonnante.

1972, la star énigmatique entre à la Comédie Française. Elle s’y fait vite remarquer et sa notoriété ne va pas tarder à décoller au cinéma après La Gifle de Pinoteau, L’Histoire d’Adèle H de Truffaut ou Le Locataire de Polanski. On en arrive à ce mois de mai 1983. Isabelle Adjani débarque à Cannes pour y présenter le célèbre L’Eté Meurtrier de Jean Becker, sélectionné en compétition officielle. A cette époque, Adjani était prise dans une véritable tempête médiatique, sa vie et ses apparitions déchaînant les passions… et notamment les paparazzis très friands des moindres faits et gestes de l’actrice, au point de la traquer partout et tout le temps. Arrivée à Cannes, Isabelle Adjani décida de marquer le coup en fracassant le protocole. Dès les premières heures sur la Croisette, elle fera tout pour fuir les photographes. Seuls quelques petits privilégiés ayant signé un contrat en amont avec elle, auront le droit de capturer sa présence avec leurs objectifs. Pire, Adjani ira jusqu’à boycotter le traditionnel photocall du film. Pourquoi un tel caprice ? Tout simplement pour envoyer un message fort. Lasse et agacée de voir les paparazzis s’incruster constamment dans sa vie privée, Isabelle Adjani avait décidé de le leur faire payer. Le retour de bâton donnera lieu à l’une des images les plus incroyables de l’histoire du tapis rouge. 

10 mai 1983, l’heure est venue de monter les marches pour la présentation du film. Les photographes accrédités, remontés à bloc par le comportement de la comédienne, vont décider d’un commun accord de poser leurs appareils au sol et de tourner le dos à la star. Fait unique, Isabelle Adjani montera les marches sans aucun flash, sans aucune folie médiatique, sans aucun cri de photographe. De quoi fortement ébranler l’actrice qui avouera avoir craqué en rentrant à son hôtel après la projection.  

Quelques années plus tard, Isabelle Adjani reviendra sur cet épisode marquant. Elle en donnera une version tout autre que celle jusque-là connue. L’actrice expliquera que son boycott n’avait en réalité, selon elle, rien à voir avec son attitude. Elle expliquera qu’elle a juste été une victime d’un scandale qui ne la concernait pas. A l’inauguration du nouveau palais du festival, les photographes n’avaient désormais plus le droit d’entrer dans l’enceinte et devaient se contenter des marches. Pour elle, c’est contre ça que les photographes ont voulu réagir et elle aura été « l’otage parfaite » pour marquer le coup, car sa légendaire discrétion médiatique rendait sa présence sur les marches hyper forte. Elle expliquera avoir été ainsi la victime d’un coup d’éclat médiatique des photographes pour faire valoir leurs revendications.

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