GUEULE D’ANGE de Vanessa Filho : la critique du film [Cannes 2018]
sortie cinéma / festival de Cannes

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Carte d’identité :
Nom : Gueule d’ange
Mère : Vanessa Filho
Date de naissance : 2018
Majorité : 23 mai 2018
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 2h00 / Poids : NC
Genre
: Drame

Livret de famille : Marion Cotillard, Alban Lenoir, Ayline Aksoy-Etaix…

Signes particuliers : Présenté dans la sélection « Un Certain Regard » à Cannes.

MARION COTILLARD EN MÈRE PAUMÉE

LA CRITIQUE DE GUEULE D’ANGE

Résumé : Une jeune femme vit seule avec sa fille de huit ans. Une nuit, après une rencontre en boîte de nuit, la mère décide de partir, laissant son enfant livrée à elle-même. 

Sélectionné dans la catégorie Un Certain Regard au dernier festival de Cannes et en lice pour décrocher la Caméra d’or, Gueule d’ange est le premier long-métrage de l’artiste touche-à-tout Vanessa Filho. Fort d’un solide passé de photographe, vidéaste et réalisatrice (de courts-métrages, clips et documentaires), la jeune femme se lance dans le grand bain, dirigeant l’oscarisée Marion Cotillard dans un drame suivant les trajectoires d’une mère à la dérive et de son enfant de huit ans, livrée à elle-même.

Gueule d’ange porte les stigmates de bien des premiers films, animés de bonnes intentions mais qui peinent à se concrétiser à l’écran dans un effort maîtrisé. Si l’on ne pourra que s’émerveiller des belles interprétations tant de Marion Cotillard que de sa jeune co-star Ayline Aksoy-Etaix, le film de Vanessa Filho disperse des bouts de portraits qui s’emboîtent avec difficulté dans un ensemble à l’écriture maladroite. A travers ce drame tournant autour d’un mimétisme mère-fille, le chaos existentiel de l’une impactant le cours de la vie de l’autre prête à reproduire le déclin de son modèle maternel, Vanessa Filho nous conte une tragédie mais n’arrive guère à lui injecter une idée solidifiant le tout au-delà de son seul récit. Très vite, Gueule d’ange devient artificiel et vide, et s’il s’efforce de communiquer quelques émotions au gré de son misérabilisme très appuyé, il n’arrive malheureusement pas à communiquer un propos qui conduirait l’œuvre vers quelque chose de signifiant. Reste une certaine sensibilité en flottaison au-dessus de l’histoire, mais trop dirigiste et démonstratif, Gueule d’Ange n’arrive à rien et se traverse comme un drame anecdotique qui tourne en rond autour de sa trop mince idée.

BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

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