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WALTER de Varante Soudjian : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Walter
Père : Varante Soudjian
Date de naissance : 2018
Majorité : 20 mars 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h30 / Poids : NC
Genre : Comédie

Livret de famille : Issaka Sawadogo, Alban Ivanov, Judith El Zein, David Salles, Karim Jebli, Nordine Salhi, Samuel Djian, Alexandre Antonio…

Signes particuliers : Une comédie sympathique mais qui aurait mérité d’être plus barrée.

UN BRAQUAGE QUI TOMBE SUR UN OS

LA CRITIQUE DE WALTER

Synopsis : Pour Goran et son équipe de braqueurs amateurs, le plan était presque parfait : pénétrer de nuit dans un hypermarché pour dévaliser une bijouterie. Mais ces « bras cassés » n’avaient pas prévu l’arrivée d’un vigile pas comme les autres : Walter, un ex-chef de guerre africain qui va les envoyer en enfer… 

Une équipe de braqueurs du dimanche s’attaque à un centre commercial et tombe sur un vigile pas commode qui se révèle être un ancien chef de guerre africain sanguinaire. Le coup malin va devenir un bourbier, puis un véritable enfer. Voilà, simple et efficace. Du moins, c’est ce que l’on espérait de ce Walter, premier long-métrage du réalisateur Varante Soudjian après quelques courts et pas mal de petites choses à la télé dont des épisodes de Scènes de Ménage, Made in Groland ou Access.

Sur le papier, Walter avait un peu tout de la comédie qui passe ou qui casse au crash test de la blague déjantée. De deux choses l’une, soit Varante Soudjian appuyait à fond sur la pédale du délire en assumant complètement son esprit portnawak, soit il risquait d’être violemment freiné par son côté nanar au farfelu boiteux. Courageux et téméraire, Soudjian a fait chauffer son moteur, a enclenché la première et à tracer tout droit. Bonne nouvelle pour lui, son Walter a réussi à esquiver le mur de la honte pour finir dans le terrain vague juste à côté. En gros, si le film ne s’impose pas comme la comédie de l’année, les dégâts sont limités grâce à la poignée de rires qu’il parvient à aller chercher chez les spectateurs les plus indulgents. Pour vraiment bien faire, Varante Soudjian aurait dû pousser son délire au maximum et assumer vraiment le jeunisme frais de son entreprise (un peu comme l’a fait la bonne surprise Rebelles la semaine dernière), chose qu’il ne fait pas assez ou par tiède intermittence. Walter n’arrive jamais à faire tourner son moteur à plein régime et à prendre l’épaisseur de la comédie furieusement barrée qu’elle espérait être. Dommage car par moments, le film tutoie de peu ce seuil du second degré taré sans réussir à s‘y agripper et surtout à s’y tenir. Mais quand il se lâche, la blague fonctionne. D’autant plus frustrant de ne pas le voir se lâcher assez pour épouser un esprit ultra-débridé s’autorisant toutes les folies. Walter reste trop gentil, trop dans les clous, là où on aurait voulu le voir barjo et sans limite.

Mais quoiqu’il en soit, en ces temps où les comédies fadasses et formatées pullulent à tout-va, on apprécie quand même l’effort. La brochette de pieds nickelés emmenée par un Alban Ivanov impayable, derrière lequel se rangent le duo des Deguns, Samuel Djian et Alexandre Antonio (sosie officiel d’Ahmed Sylla), forment ensemble une belle bande de benêts drôlissimes qui vont souffrir face à l’attachant colosse Issaka Sawadogo (la série Guyane). Et clairement, leur affrontement offrira le meilleur visage au film quand ce dernier se mettra en mode guérilla de supermarché armé de patates ou d’extincteur transformé en lance-flamme de fortune. Dans ces moments de pure folie givrée, Walter amuse vraiment.

BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

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