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VENISE N’EST PAS EN ITALIE d’Ivan Calbérac : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Venise n’est pas en Italie
Père : Ivan Calbérac
Date de naissance : 2018
Majorité : 29 mai 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h35 / Poids : NC
Genre : Comédie

Livret de famille : Benoît Poelvoorde, Valérie Bonneton, Helie Thonnat, Coline D’Inca, Luna Lou, Eugène Marcuse…

Signes particuliers : Une jolie comédie familiale.

ON NE CHOISIT PAS SA FAMILLE

LA CRITIQUE DE VENISE N’EST PAS EN ITALIE

Synopsis : La famille Chamodot est fantasque et inclassable. Bernard, le père, un peu doux-dingue, fait vivre tout le monde dans une caravane, et la mère, Annie teint les cheveux de son fils Émile en blond, parce que, paraît-il, il est plus beau comme ça !!! Quand Pauline, la fille du lycée dont Émile est amoureux, l’invite à Venise pour les vacances, l’adolescent est fou de joie. Seul problème, et de taille, les parents décident de l’accompagner avec leur caravane, pour un voyage aussi rocambolesque qu’initiatique.  

Il était une fois un roman (à succès) devenu une pièce de théâtre (à succès) et aujourd’hui un long-métrage de cinéma… qui connaîtra peut-être le succès à son tour. Venise n’est pas en Italie est une histoire qu’Ivan Calbérac porte en lui depuis longtemps. Et après l’avoir déclinée sous plusieurs formes, l’heure était venue de la porter à l’écran, le vrai métier de base de l’auteur, qui fait son retour au cinéma quatre ans après L’Etudiante et Monsieur Henri. Avec Benoît Polevoorde et Valérie Bonneton en couple vedette et parfaits véhicules populaires, Venise n’est pas en Italie nous attache à l’histoire de la famille Chamodot, plus particulièrement le fils Emile. Quand une camarade de classe dont il est secrètement amoureux l’invite pour passer quelques jours à Venise en Italie avec sa famille, Emile est fou de joie. Il déchantera quand toute sa famille va décider de l’accompagner dans ce voyage. Parce que le vrai problème d’Emile, ce n’est pas sa timidité ou son côté un peu « looser maladroit », mais les siens. Entre un père original et gentiment doux-dingue, une mère très envahissante (« Ma mère, c’est comme une division en maths, mais sans la retenue »), un frère caractériel qui ne pense qu’aux filles et leur maison qui est une caravane, ça fait beaucoup pour un ado qui voudrait juste un peu de normalité dans sa vie…

Confectionné comme une comédie familiale doublée d’un road-movie farfelu et d’un tendre récit initiatique, Venise n’est pas en Italie pourrait être vu (avec un peu d’imagination, on vous le concède) comme une sorte de rencontre entre Les Tuche et Marcel Pagnol. En gros, Ivan Calbérac signe une petite fantaisie drôle, mignonne et attachante, qui n’a de cesse de vanter les mérites de la famille et de l’amour, le tout avec un léger sens du poétique discret et un doux parfum de nostalgie rêveuse. A ce titre, on sent qu’il y a un peu de vécu dans cette histoire, ce que confirme bien volontiers son metteur en scène, même si l’on n’est aucunement dans une quelconque autobiographie. Mais un amour de jeunesse par-delà les différences de classes sociales, la mère qui teint les cheveux de son fils en blond « parce qu’il est plus beau comme ça », des parents qui foutent un peu la honte avec leur amour étouffant, Calbérac évoque des souvenirs de sa jeunesse mais finalement pas seulement. Car sur bien des points et notamment sur le côté famille dysfonctionnelle et rapports enfants-parents, Venise n’est pas en Italie ne manque pas d’être universel et d’évoquer des choses qui parleront à tous. C’est peut-être d’ailleurs ce qui rend ce voyage entre humour et émotion, aussi charmant et plaisant à suivre. Alors oui, tout cela est somme toute assez léger, parfois un peu caricatural et le film s’amuse parfois d’une histoire maltraitance, mais globalement, Ivan Calbérac signe une petite sucrerie qui ne vole personne et qui, par moments, est finalement loin d’être aussi inoffensive qu’elle n’y paraît, notamment quand elle évoque la maltraitance émotionnelle infantile non pas par méchanceté mais juste par maladresse affectueuse.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

One thought on “VENISE N’EST PAS EN ITALIE d’Ivan Calbérac : la critique du film

  1. Un film poétique rythmé par des situations souvent drôles, cocasses même.Benoît Poelvoorde est touchant, comme toujours.

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