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TEEN SPIRIT de Max Minghella : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Teen Spirit
Père : Max Minghella
Date de naissance : 2018
Majorité : 26 juin 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h32 / Poids : NC
Genre : Drame, Musical

Livret de famille : Elle Fanning, Zlato Buric, Elizabeth Berrington, Rebecca Hall…

Signes particuliers : Une première réalisation de l’acteur Max Minghella portée par une fabuleuse Elle Fanning.

ELLE FANNING IRRADIE L’ÉCRAN EN CHANTANT

LA CRITIQUE DE TEEN SPIRIT

Synopsis : Violet, une adolescente passionnée par le chant, rêve de quitter sa petite ville et de devenir pop star. Affublée d’un mentor improbable, elle participe aux auditions de TEEN SPIRIT, un télé crochet musical national, une expérience qui mettra à l’épreuve son intégrité, son talent et son ambition… 

On l’a connu comédien prometteur mais c’est derrière la caméra qu’on apprend à le découvrir aujourd’hui. Teen Spirit est le premier long-métrage du jeune Max Minghella, qui vient donc marcher sur les traces de son père, l’illustre Anthony La Leçon de Piano Minghella. Sur un scénario qu’il a lui-même écrit, Max Minghella raconte dans Teen Spirit, l’histoire d’une adolescente passionnée par le chant. Mais son quotidien sur une petite île britannique est composé des cours, de son job de serveuse, des tâches agricoles dans la ferme familiale, et de la chorale locale. Pour s’évader, Violet chante certains soirs dans un bar miteux du coin. Jusqu’au jour où une émission de radio-crochet ultra-populaire passe vers chez elle. Accompagné d’un improbable mentor, elle va tenter sa chance contre vents et marées.

On dit souvent que le mieux pour un premier long-métrage, c’est de parler de quelque-chose que l’on connaît. Pour le coup, Max Minghella n’est pas chanteur et n’a jamais participé à The Voice ou autre talent show du genre. Et pourtant, on y croirait. Teen Spirit plonge avec une force de conviction totale dans cet univers des télé-crochets ultra-populaires et nous fait vivre de l’intérieur les mécanismes de ces émissions capables de bouleverser de jeunes gens influençables et souvent mal préparés au tourbillon d’une célébrité soudaine et foudroyante, parfois fugace, avec le risque d’y perdre pied. Dans le cas de la jeune Violet (Elle Fanning), l’enjeu est de garder son intégrité tout en laissant parler son talent et de survivre à ce maelstrom où le rêve peut avoir un dur revers de médaille.

L’intelligence du film de Max Minghella est d’avoir su injecter beaucoup de subtilité et de justesse à son travail. Le néo-cinéaste se contente pas de faire le seul portrait d’une success story irréelle et idéaliste, mais nourrit son récit d’un vrai regard social qui encadre l’histoire de cette jeune campagnarde débarquant dans la frénésie du monde médiatique. Ce côté social n’occulte jamais le ton résolument pop de l’entreprise mais au contraire se marie à lui pour donner lieu à une aventure musicale équilibrée et profonde, à la fois sensible et survitaminée où le panache des chansons sur scène résonne dans l’intimité de cette jeunesse soudainement rompue de tout repère. L’autre force du film, qui ne dévore pas mais avale carrément l’écran, c’est Elle Fanning. Plus besoin de faire l’éloge du talent de la jeune comédienne qui n’a de cesse de faire la démonstration de son talent depuis quelques années. Encore une fois et bien soutenue par un formidable Zlato Buric (Pusher, 2012), la cadette des Fanning est impressionnante, convaincue, habitée, bouleversante. Elle se donne toute entière, corps et âme (et voix) à ce personnage fragile dont il aurait pourtant été si facile de rater l’interprétation en en faisant juste un peu trop au point de la décrédibiliser par l’outrance. Mais cela n’arrive jamais. Sans doute bien dirigée par un réalisateur qui connaît parfaitement le métier d’acteur.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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