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NICKY LARSON ET LE PARFUM DE CUPIDON de Philippe Lacheau : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Nicky Larson et le parfum de Cupidon
Père : Philippe Lacheau
Date de naissance : 2018
Majorité : 06 février 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h30 / Poids : NC
Genre : Comédie, Action

Livret de famille : Philippe Lacheau, Élodie Fontan, Tarek Boudali, Didier Bourdon, Julien Arruti, Pamela Anderson, Medi Sadoun…

Signes particuliers : Une bonne adaptation du célèbre dessin-animé, plus que du manga.

LE FILM NICKY LARSON NE CRAINT PERSONNE

LA CRITIQUE DE NICKY LARSON

Synopsis : Nicky Larson est le meilleur des gardes du corps, un détective privé hors-pair. Il est appelé pour une mission à hauts risques : récupérer le parfum de Cupidon, un parfum qui rendrait irrésistible celui qui l’utilise… On craignait tellement cette adaptation de Nicky Larson par Philippe Lacheau. De l’annonce du projet à la première bande-annonce en passant par la découverte de l’affiche, tout n’avait fait que renforcer les attaques les plus virulentes sur la toile, emmené par les anti-Lacheau toujours partants pour tomber à bras raccourcis sur le nouveau golden boy de la comédie française. Même l’adoubement du projet par le créateur du manga City Hunter lui-même n’avait pas su faire taire les critiques ultra-remontées et terrifiées à l’idée de voir un pan de notre enfance se faire avaler par la machine à comédies françaises débilo-tractées. Et finalement, la meilleure réponse possible vient de l’écran. Philippe Lacheau réussit son pari de matérialiser l’univers de l’inénarrable Nicky à l’écran. Et quand on y repense, c’est assez logique en fait…

Qu’est-ce qui caractérise l’humour façon Philippe Lacheau ? Le potache, la caricature, le grotesque, les blagues en-dessous de la ceinture et un ton débridé et cartoonesque s’exprimant pleinement quand il vrille au-delà du bon goût. Et maintenant, qu’est-ce qu’était Nicky Larson au juste ? Un peu tout ça justement, entre autres choses. Pour le grand public qui l’a essentiellement connu à travers le dessin-animé, Nicky Larson était un héros au grand cœur, courageux, loyal mais passablement obsédé et potache, l’esprit constamment vissé sur les jupes des filles.. Bref, comme une caricature du coureur de jupons exaspérant de lourdeur. Bilan, l’humour de Philippe Lacheau avait tout pour matcher avec l’esprit de Nicky Larson, et le mariage est couronné de succès. D’autant que Lacheau est un enfant des années 80-90, un enfant du Club Dorothée et de ses dessins-animés, et un amoureux de Nicky Larson. C’est pour toutes ces raisons qu’il ne le trahit pas à l’écran. Nicky Larson et le Parfum de Cupidon est exactement à l’image du dessin-animé, un polar tourné en comédie hilarante, endiablée et passablement déjantée, qui s’autorise toutes les folies cartoonesques pour bien respecter son matériau d’origine.

Avec un rire toutes les 20 secondes, Nicky Larson est une machine de guerre humoristique qui ravira les fans de l’animé. Non, Philippe Lachaud n’a pas violé nos enfances, bien au contraire. Il est de la même génération que ceux qui ont découvert Nicky Larson dans le Club Do, et il avait lui-aussi à cœur de matérialiser en film ce qu’il a connu à la télé. Pour notre plus grand plaisir. Car tout ou presque fonctionne dans cette farce tarée. Lacheau en Larson ? Ça marche. Elodie Fontan et Laura ? Ça marche. L’humour décalé et visuellement manga ? Ça marche. Et le reste suit. Côté écriture, l’histoire est non seulement bien ficelée mais elle se montre suffisamment imaginative pour bien intégrer tous les codes de l’animé. Côté mise en scène, Lacheau multiplie les audaces et les bonnes idées pour livrer des plans qui ont de la gueule, pour emballer de super scènes d’action et pour glisser tous les passages attendus par les fans (la musique, la massue, les filles, la Mini-Cooper qui dévale la rue…). Côté humour enfin, le film est d’une drôlerie impayable et fourmille de clins d’œil et de surprises qui provoqueront des orgasmes à tous les fans du CDU (le Club Dorothée Universe). Si Philippe Lacheau en fait parfois un peu trop dans le rôle comme dans la transposition, sans doute par excès d’amusement innocent, son adaptation live-action fait mouche, sa générosité régale, et le mélange assumé de premier et de second degré trouve un bel équilibre dans un film plus proche de la légèreté de l’animé que des recoins sombres qui pouvaient parfois habiter le manga. Après tout, l’entreprise, geek au possible, nécessitait quand même d’être assez grand-public. Bref, à tous les enfants de Nicky, des années 80 et du Club Do, préparez-vous à voir votre âme de gamin se réanimer à grands coup d’électrochocs de rires et de nostalgie, car Lacheau a su faire un vrai Nicky Larson, une comédie d’action jubilatoire où la justice s’appelle Nicky, dans la chaleur de la nuit !


BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

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