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J’IRAI MOURIR DANS LES CARPATES d’Antoine de Maximy : la critique du film

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Carte d’identité :
Nom : J’irai mourir dans les Carpates
Père : Antoine de Maximy
Date de naissance : 2019
Majorité : 16 septembre 2020
Type : sorties en salles
Nationalité : France
Taille : 1h36 / Poids : NC
Genre : Comédie, thriller

Livret de Famille : Antoine de Maximy, Alice Pol, Max Boublil…

Signes particuliers : 100% dispensable.

 

 

J’IRAI MOURIR AU CINEMA

NOTRE AVIS SUR J’IRAI MOURIR DANS LES CARPATES

Synopsis : L’histoire commence par un banal accident de voiture sur une route montagneuse des Carpates. La voiture d’Antoine de Maximy, le présentateur de la série « J’irai dormir chez vous » a été emportée dans une rivière et son corps n’a pas été retrouvé. Le matériel et les images du globe-squatteur sont rapatriés à Paris. Agnès, la monteuse de la série, décide de terminer ce dernier épisode. Après avoir visionné les images elle s’attaque au montage du film. Mais des détails attirent l’attention d’Agnès. Petit à petit le doute s’insinue. L’histoire n’est peut-être pas aussi simple…


Popularisé par son émission documentaire-concept J’irai dormi chez vous en diffusion depuis 15 ans, Antoine de Maximy s’est dit un beau jour que ses aventures de globe-trotteur pouvaient faire des films de cinéma. Soit. Première tentative, J’irai dormir à Hollywood en 2008. L’essai avait été plutôt concluant. Suivront J’irai dormir à Bollywood puis J’irai dormir chez l’homme qui brûle autour du célèbre festival Burning Man. Aujourd’hui, c’est l’acte IV que nous pond l’aventurier aux caméras embarquées. J’irai mourir dans les Carpates imagine une intrigue dans laquelle Antoine de Maximy disparaît lors d’un tournage au fin fond des Carpates roumaines, vraisemblablement victime d’un accident de voiture. Son équipement étant retrouvé, sa monteuse (Alice Pol) s’attaque au dérushage en espérant pouvoir terminer le film. Mais son travail de montage se transforme en travail d’enquête, avec l’espoir de trouver une piste exploitable pour un policier campé par Max Boublil.

Etait-ce bien utile ? J’irai Mourir dans les Carpates imagine une intrigue capillotractée tellement tirée par les cheveux que la malheureuse en est devenue chauve. Mais déjà de base, avait-on vraiment besoin d’un film fictionnalisé autour de J’irai dormir chez vous, sachant que l’argument de force du programme était son « authenticité » ? Si le délire aurait pu éventuellement fonctionner auprès des aficionados de l’émission en envisageant un mélange de réel et de fiction, ce « prolongement » monté de toutes pièces s’éloigne complètement du concept de base sachant que la totalité de ce que l’on y voit relève de la pure fiction, avec en maxi-cadeau bonus, quelques scènes d’un grotesque absolument gênant (le coup des chauve-souris, au secours !) qui ne feront sûrement marrer que leurs auteurs auto-satisfaits. Autant dire que si les fans restent sur le bord de la route en raison de l’intérêt très limité de la proposition, ça va vraiment être très compliqué car il ne faudra certainement pas compter non plus sur tous ceux qui ne peuvent supporter l’horripilant documentariste-voyageur qu’est Antoine de Maximy, dont l’indélicatesse et le nombrilisme n’ont jamais été aussi visibles que dans cette entreprise au goût douteux, à la limite du semi-racisme latent. De Maximy n’a jamais été un Philippe Gougler (l’excellent journaliste-présentateur de l’émission Des Trains pas Comme les Autres) et il a toujours laissé poindre cet insupportable sentiment de supériorité dans ses voyages et ses rencontres avec des autochtones. Ca ne s’arrange pas ici mais de toute manière, tout déraille dans cette entreprise foireuse qui tient trop fragilement la route, de loin, dans le noir, en regardant que d’un œil et avec une cagoule.

BANDE-ANNONCE :

Par Wilfried Rennahan

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