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30 JOURS MAX de Tarek Boudali : la critique du film

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Carte d’identité :
Nom : 30 Jours Max
Père : Tarek Boudali
Date de naissance : 2019
Majorité : 14 octobre 2020
Type : sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h27 / Poids : NC
Genre : Comédie policière

Livret de Famille : Tarek Boudali, Philippe Lacheau, Julien Arruti, Vanessa Guide, Marie-Anne Chazel, José Garcia, Reem Kherici, Nicolas Marié, Philippe Duquesne, Chantal Ladesou…

Signes particuliers : On a connu la bande à Fifi plus inspirée.

 

 

UNE COMÉDIE EN SOUS-RÉGIME

NOTRE AVIS SUR 30 JOURS MAX

Synopsis : Rayane est un jeune flic trouillard et maladroit sans cesse moqué par les autres policiers. Le jour où son médecin lui apprend à tort qu’il n’a plus que trente jours à vivre, Il comprend que c’est sa dernière chance pour devenir un héros au sein de son commissariat et impressionner sa collègue Stéphanie. L’éternel craintif se transforme alors en véritable tête brûlée qui prendra tous les risques pour coincer un gros caïd de la drogue… 

 

Alors que les comédies françaises sont souvent décriées à juste titre par la critique (et une partie du public) pour leur consternante indigence, il est généralement de bon ton de taper en priorité sur la bande à Fifi et leurs délires potaches qui attirent les spectateurs par millions. Chez Mondociné, on n’a jamais été contre l’équipée à la mode, au contraire. Les Babysitting affichaient une certaine fraîcheur amusante, Épouse-moi mon Pote était certes bourré de clichés et très con mais néanmoins fort hilarant à condition d’avoir amené son second degré avec soi au cinéma et enfin Nicky Larson avait été une sacrée bonne surprise doublée d’une adaptation convaincante de la série animée culte. Partant de là, on était plutôt curieux de ce 30 Jours Max, second long-métrage du coéquipier Tarek Boudali après Épouse-moi mon Pote. En ces temps franchement moroses, pourquoi résister à une petite dose de rigolade ?

 

La si jolie Elodie Fontan ayant été retenue sur d’autres projets solos, c’est Vanessa Guide qui s’invite à la fête et la remplace au cœur de la bande habituelle toujours composée de Philippe Lachaud, Julien Arruti et bien entendu Tarek Boudali, lequel cumule les casquettes, acteur principal et metteur en scène de ce 30 Jours Max, une comédie policière à l’histoire on ne peut plus classique. Un flic aussi froussard et maladroit qu’un lapin bourré apprend qu’il est malade et qu’il ne lui reste qu’environ un mois à vivre. Désinhibé, il devient une vraie tête brûlée prête à tout pour profiter à fond de ses 30 jours… max.

Il y avait tout pour bien se marrer avec 30 Jours Max, à condition de ne pas se mettre en mode cinéphile ne jurant que par Michael Haneke. Malheureusement, pour crever de rire à en avoir des crampes aux côtelettes, il faudra repasser. Rarement la bande à Fifi ne s’est montrée aussi pantouflarde et peu inspirée question déconnade décomplexée. Si un petit lot de gags fait mouche et assure le service minimum, globalement 30 Jours Max ennuie en 30 minutes… max. L’humour y est comme d’habitude potacho-lourdingue mais cette fois-ci, il n’a pas l’efficacité habituelle qui décape faute de surprendre avec ses blagues très pataudes et prévisibles, glissant sur un rythme mécanique. L’énergie qui booste traditionnellement les comédies de la bande ronronne, aucune originalité ne vient apporter un soupçon de pétillant à l’affaire, et la farce coule doucement, comme avalée par un sable mouvant. La bande à Fifi en serait-elle déjà à parodier son propre style ? La question se pose tant 30 Jours Max ressemble à une recette bricolée et réchauffée à la va-vite au micro-onde.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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