HISTOIRES DE LA NUIT de Léa Mysius : la critique du film [Cannes 2026]

Partagez cet article

Nom : Histoires de la nuit
Mère : Léa Mysius
Date de naissance : 16 septembre 2026
Type : sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h54 / Poids : NC
Genre : Thriller

Livret de famille : Hafsia HerziBenoît MagimelBastien Bouillon, Monica Bellucci, Paul Hamy…

Signes particuliers : Un thriller en demi-teinte.

Synopsis : Nora, Thomas et leur fille Ida vivent dans une ferme isolée avec pour seule voisine, Cristina, une peintre italienne. Alors que tout le monde prépare une soirée d’anniversaire surprise pour Nora, trois hommes rôdent autour de la maison et s’invitent à la fête, faisant surgir des secrets bien gardés…

L’INTRUS CANNOIS

NOTRE AVIS SUR HISTOIRES DE LA NUIT

Quatre ans après Les Cinq Diables, son formidable drame fantastique avec Adèle Exarchopoulos qui s’est tristement planté en salle, Léa Mysius se relève avec l’envie d’être plus forte. En adaptant le roman Histoires de la Nuit de Laurent Mauvignier, la cinéaste se retrouve propulsée dans le grand bain de la prestigieuse Compétition cannoise. Une sélection qui interroge d’ailleurs. Certes le film aligne des stars qui ont la côte à Cannes (Exarchopoulos, Bouillon, Magimel, Herzi, Bellucci), mais l’on a surtout l’impression que le festival voulait juste s’offrir un beau tapis rouge dans une édition un peu molle du genou question people-glamour. Mais concrètement, on n’a toujours pas compris ce que Histoires de la Nuit fichait en Compétition.
Pour ceux qui n’aurait pas lu ou eu vent du roman, Histoires de la Nuit est un thriller domestique dans lequel une famille vivant dans une ferme isolée, est confrontée à l’irruption de trois hommes inquiétants qui les prennent en otage. Pourquoi ? Que veulent-ils ? Des secrets du passé rejaillissent et expliquent certaines choses…
C’était l’instant « divertissement » à Cannes. Entre deux drames bulgare ou roumain, Histoires de la Nuit soufflait l’heure d’une mini-récréation avec un thriller plus divertissant qu’intellectuel. Léa Mysius ne verra probablement pas les choses comme ça mais force est de constater que son film ne porte pas grand-chose de la dimension sociologique du roman. Thriller affûté et plutôt efficace en soi, Histoires de la Nuit n’en demeure pas moins assez pauvre en terme d’écriture et limité à son suspense correctement tenu. Tout juste suffisant pour tenir en haleine (en encore, ça pédale parfois dans la semoule) mais certainement pas pour justifier une présence en compétition à Cannes où les œuvres sont censées accompagner l’évolution du cinéma et apporter un regard nouveau. Malgré une mise en scène élégante et une distribution solide (mais inégale), Histoires de la Nuit est assez anecdotique de manière générale et ne se hisse jamais au-dessus de la mêlée des thrillers sous tension que l’on peut voir chaque année. Certes c’est maîtrisé… mais sans surprise. Si les noms derrière l’oeuvre n’étaient pas ceux-ci, on pourrait parler d’un film lambda semblable à bien des séries B commerciales. Une chose est sûre, dans le registre « film de séquestration à consonance sociologique », n’est pas Haneke qui veut et Histoires de la Nuit est très très loin d’un Funny Games.


Par Nicolas Rieux

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *