THE HORSEMAN (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : The Horseman
Père : Steven Kastrissios
Livret de famille : Peter Marshall (Christian), Caroline Marohasy (Alice), Brad McMurray (Derek), Jack Henry (Finn), Evert McQueen (Jim), Hannah Levien (Jesse), Chris Betts (Walters), Christopher Sommers (Pauly)…
Date de naissance : 2008
Nationalité : Australie
Taille/Poids : 1h36 – 15 millions €

Signes particuliers (+) : Un revenge-flick d’une brutalité sans concession. Efficace, tendu, sec et violent. Le genre de petit film carnassier coup de poing.

Signes particuliers (-) : Le film manque un peu de génie pour donner encore plus de puissance à l’histoire au-delà de son âpreté primale.

 

MON PÈRE, CE FOU FURIEUX…

Résumé : Alice est prise en stop par Christian, un homme tout à fait banal et sympathique. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que Christian n’est pas sur les routes pour rien. Il est à la recherche des membres d’une équipe de tournage d’un film X auquel sa fille a participé et qui, depuis, est morte d’une overdose. Et Christian a dans l’intention de se venger…

Petite production australienne, nouvelle terre d’accueil du cinéma de genre depuis quelques années sous l’impulsion d’une nouvelle génération de jeunes cinéastes plein de talent, The Horseman (à ne pas confondre avec le nanar avec Dennis Quaid) est typique d’un nouveau cinéma ayant rompu d’avec l’esthétique traditionnelle, remplacée par une mise en scène plus intimiste avec réalisation épurée caméra à l’épaule et couleurs délavées, censées donnant plus de véracité et de férocité. Un nouveau style devenu progressivement presque cliché à son tour par son recours trop récurrent. Mais malgré cela, The Horseman signé du jeune Steven Kastrissios dont c’est encore à ce jour l’unique long-métrage, est une petite péloche brutale et efficace, intéressante et attirante à défaut d’être brillante.


Parcours tragique et dur d’un père découvrant post-mortem les traumas et les secrets lourds de sa défunte fille, ce portrait dressé d’un homme ne pouvant surmonter son deuil que par un déchaînement de violence insoutenable au travers d’une quête assoiffée d’auto-justice pour trouver l’apaisement, est un concentré d’expiation nerveuse où Christian, ne se pardonnant pas à lui-même de n’avoir rien vu, rien compris, ressent ce besoin d’agir après coup pour trouver le repos et pouvoir passer à autre chose. Difficile de ne pas comprendre ce père de famille torturé, l’empathie fonctionnant à plein tube tant à sa place, on serait tenté d’avoir le cran de faire pareil, de traquer et d’infliger les pires sévices aux responsables auto-désignés de cette douleur inimaginable. Revenge movie âpre conférant plus au drame rageur qu’au film pseudo horrifique, cet actionner gore et peu avare en séquences de castagne hardcore mettra les nerfs à rude épreuve d’un auditoire préparé et pourtant repoussé dans les cordes avec virulence. Seule la jeune Caroline Marohasy (Alice) donnant la réplique au furieux Peter Marshall (Christian) vient apporter un peu de tendresse dans ce film électrique en lui rappelant le peu d’humanité qu’il lui reste derrière sa carapace d’ange exterminateur.

Bande-annonce :

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