LES CHEMINS DE LA LIBERTÉ (critique)

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Carte d’identité :
Nom : The Way Back
Père : Peter Weir
Livret de famille : Colin Farrell (Valka), Ed Harris (Smith), Jim Sturgess (Janusz), Saoirse Ronan (Irina), Mark Strong (Khabarov), Gustaf Skarsgard (Voss), Alexandru Potocean (Tomasz), Sebastian Urzendowsky (Kazik)…
Date de naissance : 2011
Nationalité : Etats-Unis, Pologne, Emirats
Taille/Poids : 2h14 – 30 millions $

Signes particuliers (+) : la beauté et le lyrisme des images façon David Lean. Un superbe casting dominé par un excellent Ed Harris.

Signes particuliers (-) : Très (trop) long, une machine à Oscars aux coutures grossières, jouant des cartes archi-rebattues comme l’émotion facile et le spectacle d’une nature exceptionnelle, appliquées à un récit certes incroyable mais qui manque d’âme dans son traitement.

 

L’AVENTURE C’EST L’AVENTURE

Résumé : 1940, un groupe de prisonniers d’un goulag russe en Sibérie, décide de s’échapper et de parcourir plus de 6.000 kilomètres à pied à travers la Toundra enneigée, les montagnes mongoles, le désert de Gobi et l’Himalaya pour rallier l’Inde anglaise…

L’australien Peter Weir récidive dans le drame politique à tendance historique. Après l’histoire de romance déguisée dans L’Année de tous les Dangers pour évoquer les remous politiques de l’Indonésie des années 60, il se penche cette fois sur le communisme stalinien des années 40 via le film d’aventures. Et finalement les deux films entretiennent de nombreuses similitudes. Chacun à sa manière tente de saisir et de dépeindre un pan de l’histoire en remémorant une période politiquement troublée mais dans les deux cas, les tentatives sont vite noyées dans une recherche de la pure spectacularisation hollywoodienne, d’une certaine efficacité du récit.

Beau et flamboyant comme du David Lean moderne (quoique) Les Chemins de la Liberté ne traite finalement de liberté qu’au détour d’un long drame lacrymal cédant souvent aux sirènes du sentimentalisme épique sans vraiment approfondir toute la nuance et la subtilité de son concept philosophique. Basé sur des faits réels, on ne pourrait presque rien reprocher à ce tragique récit de souffrance et de dépassement de soi, construit sur la quête d’un but ultime de personnages prêt à braver tous les dangers pour l’atteindre. Mais les grossières ficelles de l’apitoiement forcé viennent finalement ôter toute profondeur et épaisseur aux valeurs exaltées par cette puissante histoire faite de courage et de volonté suprême. De l’académisme de la mise en scène, on passe à l’académisme d’une œuvre figée (un comble pour un récit de voyage) dans ses allures de grosse machine oscarisable recherchant le lyrisme à tout prix, ne se dépassant jamais à l’image de l’histoire qu’elle s’efforce de raconter et de retranscrire.

Sans être un mauvais film, faisant profiter de décors splendides et surtout d’un casting 3 étoiles duquel émerge, comme souvent, un impressionnant Ed Harris, ce Peter Weir dernier cru s’oublie aussi vite qu’il ne se traverse durant cet interminable périple pour les spectateurs comme pour les protagonistes.

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