SEPTIÈME LUNE (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : Seventh Moon
Parents : Edouardo Sanchez
Livret de famille : Amy Smart (Melissa), Dennis Chan (Ping), Tim Chiou (Yul),
Date de naissance : 2008
Nationalité : États-Unis
Taille/Poids : 1h37 – Petit budget

Signes particuliers (+) : L’idée de départ était intéressante.

Signes particuliers (-) : Aucune idée, que de la redite. Utilise mal les légendes du folklore chinois. Et Amy Smart est tout le temps habillée… WTF ?!

 

LE PROJET BLAIREAU WITCH

Résumé : Un couple de touristes américains fraîchement marié, se rend en Chine. Leur lune de miel tourne au cauchemar quand ils se retrouvent confrontés à la véracité de certaines légendes surnaturelles chinoises…

Edouardo Sanchez n’est pas le premier à essayer d’importer les légendes et thèmes ancestraux du cinéma chinois dans les codes du cinéma américain. Ou comment essayer de faire rentrer un tuyau carré dans un embout rond tant les deux cultures sont radicalement différentes. Le co-cinéaste du Projet Blair Witch (qui n’a plus rien fait de bien depuis, au passage) tente de croiser le fantastique asiatique, celui des Histoires de Fantômes Chinois, Histoires de Cannibales ou Mr Vampire, et l’horreur moderne filmée caméra à l’épaule, esthétique à la mode censée souligner et accentuer le sentiment d’oppression et l’impression de réalisme et de panique. Sur le papier, l’idée avait de quoi faire saliver. Les coutumes issues des vieilles légendes de la culture chinoise allaient rencontrer frontalement une esthétique moderne pour un cauchemar nocturne intense, haletant et terrifiant, sans temps mort, avec comme unité temporelle une seule et unique nuit de cauchemar pour un couple en lune de miel, confronté à un fantastique mystérieux matérialisant ces histoires surnaturelles étonnantes.

On a failli y croire mais voilà, Edouardo Sanchez, comme son acolyte de l’époque Daniel Myrick, semble être condamné à rester ad vitam eternam, l’homme d’un seul triomphe roublard qui remonte à maintenant près de mille ans. Bon, treize ans en vrai. Mal filmé, avec une caméra si remuante qu’on ne voit jamais rien (si tu veux pas nous montrer ton boulot mon gars, fait carrément pas de film, t’économiseras du temps, de l’argent et de l’énergie), aussi bien éclairé que le trou de balle d’une baleine au fond de l’océan (c’est simple, c’est si sombre que des fois, on se demanderait presque si sa télé s’est pas foutue en mode veille sans qu’on l’ait remarqué !), Seventh Moon est une série B très modeste au récit crétin et redondant, pauvre aussi bien dans la forme que dans le fond, et ne comprenant visiblement pas grand-chose aux légendes chinoises qu’il réduit à un minimalisme culturel affligeant dans cette simpliste chasse au couple débile et peu inspirée, par des créatures humanoïdes d’une banalité terrible, repiquées à d’autres.

Le gâchis est bien dommage quand on y repense, car il y a ait du potentiel dans cette trop sage virée errant entre prétention et glandage artistique qui part définitivement en sucette avec son casting criminel entre un espèce de sosie de Donnie Yen tout miteux en guise de héros, un ersatz de Maître Myagi dans la peau d’un guide touristique réglé en mode super connard et au milieu de cela, la sexy Amy Smart qui reste habillée du début à la fin, ce qui déjà, est un crime en soi. Bref, une purge inintéressante quoi. Le titre promet la septième lune… Ah c’est sûr qu’on a pas le septième ciel en tout cas !

Bande-annonce :

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