RITES OF SPRING (critique)

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Carte d’identité :
Nom : Rites of Spring
Père : Padraig Reynolds
Livret de famille : Anessa Ramsey (Rachel), Sonny Marinelli (Paul), Katherine Randolph (Amy), AJ Bowen (Ben), Shanna Forrestal (Gillian), Marco St. John (l’étranger)…
Date de naissance : 2011
Nationalité : États-Unis
Taille/Poids : 1h20 – Budget NC

Signes particuliers (+) : Une bonne idée de départ avec l’interaction de deux histoires distinctes (et de deux genres) façon Une Nuit en Enfer. Regardable.

Signes particuliers (-) : Très mal écrit et surtout construit, Rites of Spring passe totalement à côté de ses ambitions.

 

PRINTEMPS AGITÉS

Résumé : Deux jeunes filles sont enlevées pour servir dans un rituel sacrificiel étrange. Parallèlement, un groupe d’individus enlève la fille d’un riche homme d’affaire pour lui soutirer une rançon. Mais leur planque ne sera pas au meilleur des endroits…

Vous n’avez jamais entendu parler de Padraig Reynolds ? Normal, nous non plus. Auteur en  2007 d’un court-métrage très bien côté intitulé The Election, le jeune Reynolds signe avec Rites of Spring son premier long-métrage, un film de genre à l’affiche un peu rétro qui essaie de nous faire croire à un petit budget dans la veine du légendaire et halluciné The Wicker Man de Tom Hardy. Mais attention, on en est très loin…

Sur une durée courte de seulement 1h20, Reynolds essaie de nous proposer un modeste film d’horreur plutôt cinégénique et pas trop cheap mais qui part un peu dans tous les sens, n’ayant de concis que cette durée et pas vraiment son scénario un peu trop bordélique et maladroit. Deux jeunes filles kidnappées devant servir à une sorte de rituel bizarre censé satisfaire les besoins d’une mystérieuse créature qui revient tous les printemps, un groupe de petits criminels de fortune pas très bien organisés qui essaie de faire chanter un riche patron en enlevant sa fille récupérable contre une conséquente rançon et au final, un film brinquebalant construit en deux temps qui navigue quelque part entre le survival, le thriller, le film d’horreur à monstre et le film à suspens. Transition maladroite, narration trop décousue manquant d’homogénéité et d’une ligne directrice liant les deux histoires parallèles, on voit où Padraig Reynolds voulait se diriger mais Rites of Spring échoue en route faute d’un script malin et de bases solides pour bien ficeler ces deux univers qui devaient finir par se rencontrer et s’entrechoquer. Trop sommaire, trop rapide, ne prenant pas le temps de poser ses fondations et d’élaborer ses personnages (comme son héros cliché, tiraillé entre ce qui est bien et ce qui est mal, interprété au passage par un vague sosie ricain de Bruce Toussaint), Rites of Spring n’arrive jamais à évoluer intelligemment, ratant ce que d’autres (Jeepers Creepers ou Prowl) avaient réussi à faire où comment inviter le fantastique dans l’ordinaire par une construction narrative cohérente, intelligente et crédible.

Sans boire la tasse, Reynolds accouche d’un divertissement tout à fait regardable mais qui malheureusement ne se transforme jamais en petite pépite bis vraiment sympathique et fun. Il manquait clairement un mec doué à l’écriture, ce que le cinéaste qui assume la double casquette, n’est pas. Et on n’aurait pas rechigné non plus sur plus de générosité horrifique au passage. On ne s’ennuie pas, c’est déjà ça, mais Rites of Spring se traverse comme une allée « accessoires de cuisine » de supermarché. Voilà, c’est tout pour le moment car franchement, on ne voit pas trop quoi dire de plus d’un film pas mauvais, pas bon non plus, bref, mi-figue mi-raisin flétris. Dommage.

Bande-annonce :

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