RAMMBOCK : BERLIN UNDEAD (critique – horreur)

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note 6
Carte d’identité :
Nom : Rammbock : Berlin Undead
Père : Marvin Kren et Benjamin Hessler
Livret de famille : Sebastian Achilles (Kai), Melanie Berke (Ina Müller), Emily Cox (Anita), Michael Fuith (Michael), Harald Geil (Torsten), Brigitte Kren (Frau), Steffen Münster (Klaus), Katharina Rivilis (Semra)…
Date de naissance : 2010
Nationalité : Allemagne, Autriche
Taille/Poids : 64 minutes – 200.000 €

Signes particuliers (+) : Un film très malin qui compense son absence de moyens par beaucoup d’ingéniosité dans sa mise en scène et l’utilisation de son cadre étriqué, et par sa courte durée qui le rend efficace.

Signes particuliers (-) : Plus un moyen-métrage qu’un long-métrage. Une production mineure.

 

ICH BIN EIN ZOMBINER…

Résumé : Michael vient rendre visite à sa petite-amie à Berlin. Mais la ville va être confrontée à une épidémie d’un virus mystérieux transformant les gens en zombie. Se barricadant dans un appartement avec un jeune apprenti plombier effectuant des travaux dans l’immeuble, ils vont devoir tenir le siège de la petite copropriété avec l’aide de quelques voisins…

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Tour à tour, ce sont de plus en plus de pays qui livrent leur film de zombie, sous-genre de tout temps à la mode et parfait pour le marché de la vidéo. C’est au tour de l’Allemagne avec ce modeste Rammbock ou Berlin Undead, sympathique petit huis-clos où un immeuble résiste à une invasion de zombie.

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D’une durée très courte (58 minutes) Rammbock n’apporte foncièrement rien de bien neuf au genre, comme la grande majorité des productions de série B sur la question, cela étant dit. Mis à part quelques fulgurances parfois (28 Semaines plus Tard au niveau « budget plus important » ou The Dead de Howard Ford) les films de zombies ont souvent tendance à reproduire une mécanique huilée et classique où un groupe de personnes tentent d’échapper aux mains et dents de morts-vivants, le plus fréquemment à travers un siège d’un lieu. Du coup, à défaut d’originalité, l’important se décentre ailleurs. On attend de chaque production un minimum d’inventivité, une idée forte le caractérisant particulièrement ou du moins un rythme soutenu et un minimum syndical qualitatif faisant passer un agréable moment.

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C’est le contrat rempli par Rammbock. Son idée ? Son cadre. Rien de bien transcendant en enfermant une poignée de voisins dans une petite copropriété si ce n’est que cela ouvre quelques possibilités narratives et surtout visuelles. Ne pouvant se regrouper ensemble pour former un noyau dur soudé, les échanges vont se faire par les fenêtres, chacun étant isolé et bloqué dans son propre appartement. Autour d’une cour intérieure devenu terrain à protéger à tout prix, ces voisins tentent de s’organiser comme ils peuvent dans ce qui devient un huis-clos à un poil plus grand échelle qu’un simple appartement confiné.

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Rammbock est très modeste et fleure la petite production montée de toutes pièces par des fans du genre désireux de tenter leur chance dans le cinéma en général, et de genre en particulier, et ayant pu bénéficier d’un maigre soutien financier. Le film n’a pas couté des milles et des cents mais le travail du duo Kren et Hessler est honnête, correct pour ce qui est au final un film fort agréable, divertissant, jamais chiant et surtout de bonne facture, réussissant à ne jamais trahir son faible budget, bien au contraire, aidé en cela par une concentration de l’intrigue sur moins d’une heure apportant ainsi vivacité et efficacité et par quelques idées visuelles très bien vues. Avec le récent Devil’s Playground, un bon petit film de zombie agréable. Bon par contre, ça parle allemand hein…

Bande-annonce :

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