PRIMAIRE d’Hélène Angel : la critique du film
Sortie cinéma

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note 3 -5
Carte d’identité :
Nom : Primaire
Père : Hélène Angel
Date de naissance : 2016
Majorité : 04 janvier 2017
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h45 / Poids : NC
Genre : Drame

Livret de famille : Sara Forestier, Vincent Elbaz, Patrick d’Assumçao…

Signes particuliers : Un joli film, dominé par une excellente Sara Forestier.

RETOUR À L’ÉCOLE

LA CRITIQUE DE PRIMAIRE

Résumé : Florence est une professeure des écoles dévouée à ses élèves. Quand elle rencontre le petit Sacha, un enfant en difficulté, elle va tout faire pour le sauver, quitte à délaisser sa vie de mère, de femme et même remettre en cause sa vocation. Florence va réaliser peu à peu qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre… 

On avait un peu perdu de vue Hélène Angel ces dernières années, depuis son thriller Propriété Interdite avec Valérie Bonneton, sorti il y a cinq ans. La réalisatrice à la carrière très erratique (4 films en 17 ans) revient aujourd’hui avec Primaire, un nouveau long-métrage qui nous ramène à l’école, en nous attachant au quotidien d’enfants et de professeurs des écoles. Ou plus précisément, au quotidien de quelques enfants d’une classe tenue par une attachante professeure des écoles incarnée par Sara Forestier, qui va tendre la main à un gamin en difficulté, au risque d’y laisser des plumes.

Adoptant un traitement réaliste recourant à certains codes du documentaire, qu’elle emboîte à son drame classique et fictionnalisé sur une institutrice dévouée à ses élèves, Hélène Angel signe un joli film avec Primaire, et voit juste en peignant un portrait authentique du monde scolaire, son cœur et ses à-côtés, mais aussi sur l’enfance soumise au besoin d’être aimée. Au passage, la cinéaste rend un bel hommage à ces instituteurs impliqués, qui façonnent les enfants d’aujourd’hui et de demain. Dans le rôle, la formidable Sara Forestier (comme souvent) fait preuve d’une touchante véracité pour dominer avec bienveillance, ce monde plein d’énergie, d’espoir, de cruauté, mais aussi d’une forme de tendre beauté. Film de société ayant des choses à dire et à défendre, Primaire erre entre la comédie et le drame, entre idéalisme et amertume, et observe notre société parfois déshumanisée, sans trop tomber dans le drame alourdi par les dangers du pompiérisme. On aurait aimé davantage d’aspérités mais l’ensemble préfère s’en tenir à un ton lumineux qui le rend toutefois, très agréable à suivre.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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