PREDATOR (critique)

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Carte d’identité :
Nom : Predator
Père : John McTiernan
Livret de famille : Arnold Schwarzenegger (Dutch), Carl Weathers (Dillon), Elpidia Carrillo (Anna), Bill Duke (Mac), Jesse Ventura (Blain), Sonny Landham (Billy), Richard Chaves (Poncho), Shane Black (Hawkins), Kevin Peter Hall (Predator), Robert Armstrong (Phillips)…
Date de naissance : 1987
Nationalité : Etats-Unis
Taille/Poids : 1h47 – 15 millions $

Signes particuliers (+) : Un chef d’oeuvre appartenant aux pierres fondatrices de la terreur dans le cinéma moderne. Parfait, presque éternel, ce classique n’est toujours pas daté plus de 20 ans après.

Signes particuliers (-) : x

 

LA TERREUR INVISIBLE

Résumé : Un groupe d’anciens bérets verts est envoyé en pleine jungle guatémaltèque pour une mission top secrète. Censé libérer trois otages américains prisonniers de guérilleros locaux, l’équipée de gros bras va rapidement se rendre compte que quelque chose cloche dans leur mission après la découverte de cadavres de soldats américains dépecés. Pressés d’en finir au plus vite et d’accomplir leur mission, ils vont vite devoir faire face à une mystérieuse créature tapie dans les bois qui semble les traquer…

Évoquer le chef d’œuvre de John McTiernan qu’est Predator n’est pas chose aisée tant tout a pu être dit sur un film qui a été découpé, analysé et examiné à la loupe dans tous les sens. Deuxième film seulement du cinéaste, ce classique de l’horreur va littéralement le propulser sur le devant de la scène tant la perfection de ce petit bijou est une évidence indiscutable.

Must tant du film d’action que du cinéma d’horreur des années 80, Predator est l’archétype du pur film viril et badass ou se côtoient que des trognes qui en imposent, de Schwarzenegger à Carl Weathers, de Bill Duke à Jesse Ventura… Si le récit passionne, terrifie, impressionne, secoue, amuse même par moments, si le scénario carré et d’une étonnante simplicité accroche le chaland, il n’y a pas de hasard. Car au de-là d’être tout simplement un bon film qui dépote, Predator fait preuve de qualités cinématographiques bien plus grandes et distinguées.

Predator fait partie de ces films pionniers d’un nouveau cinéma moderne en devenir. Brillant dans sa construction, dans l’élaboration de son récit qui prend son temps pour faire monter la tension sans jamais trop montrer, dévoiler et sans se précipiter, il s’appréhende comme un modèle de construction, principale qualité d’un grand McTiernan qui allait révolutionner le cinéma d’action en quelques films, à commencer par celui-ci avant d’offrir au monde le cultissime Die Hard. Point de fioritures inutiles, d’effets de mise en scène dépourvus de sens, McTiernan va à l’essentiel, épure sa réalisation pour se montrer efficace sans artifices prétentieux, jouant uniquement sur une jungle inhospitalière où une bande de gros bras que rien n’effraie vont croiser la route de plus redoutable qu’eux. Et c’est cette simplicité alliée à des effets spéciaux révolutionnaires pour une époque encore non dotée d’ordinateurs, qui va faire de Predator, à l’instar de Terminator, le classique de James Cameron, un film d’une modernité sans faille, intemporel au point de ne pas avoir pris une ride plus de 20 ans après sa sortie. Salué à l’époque par la critique, auréolé par un succès public, voici un film tout simplement énorme.

Bande-annonce :

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