MEAN GUNS (critique)

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Carte d’identité :
Nom : Mean Guns
Parents : Albert Pyun
Livret de famille : Christophe Lambert (Lou), Ice T (Moon), Michael Halsey (Marcus), Deborah Van Valkenburgh (Cam), Tina Cote (Barbie), Yuji Okumoto (Hoss)…
Date de naissance : 1997
Nationalité : États-Unis
Taille/Poids : 1h44 – Petit budget

Signes particuliers (+) : Le principe est drôle et prétexte à une débauche d’action.

Signes particuliers (-) : Mal développé, très répétitif, un potentiel sabordé. La musique est insupportable et le concept (comme le script) un peu con et nonsensique quand même.

 

RÉUNION DE TARÉS

Résumé : Un dangereux tueur réunit à la demande du syndicat de la profession, cent criminels dans une prison. Ils doivent s’éliminer les uns les autres avec un fort beau magot à la clé. Seuls trois pourront sortir de là vivants…

Attention, Albert Pyun est de sortie ! Spécialiste en nanars, le prolifique metteur en scène américain très connu pour ces bouses de SF, signe en 1997 ce Mean Guns réunissant, entre autres, Christophe Lambert et Ice T. Auteur de (on sait même pas par où commencer) Cyborg, Kickboxer II, une première version de Captain America, les Nemesis ou Omega Doom et on en passe des vertes et des pas mûres, Pyun a considérablement apporté au genre des direct-to-video avec une flopée, qui jalonnent toute sa carrière, de série B pourraves et sous produites. Il aura bossé avec les plus grands, de Van Damme à Lambert, de Linden Ashby au Robert Patrick post-Terminator en passant par Andrew Divoff etc. Pyun est un artisan du nanar imitant des produits de qualité pour en tirer de pâles copies dérivées miteuses.

Avec Mean Guns, il offre à notre Lambert l’un des projets les plus funs voire marrant sur le papier. 100 tueurs professionnels, timbrés ou sadiques, tous réunis dans un même lieu avec pour consigne de se dézinguer les uns les autres dans une bonne grosse foire aux meurtres effrénée. On attendait logiquement un beau concentré d’action délirant et nerveux d’autant que pas besoin d’un budget monumental non plus pour torcher ce qui est un huis clos simple à base de flingues et autres armes en tout genre. Pari presque réussi d’ailleurs car effectivement, Mean Guns a ses moments plutôt funs et déroule un pitch basique mais amusant.  Sauf qu’étalé sur plus d’1h40, son film devient assez vite lassant d’autant qu’il est sous-)tendu par une musique omniprésente et insupportable et une absence totale de gestion du rythme. Peu inspiré question idées pour narrer son postulat, Pyun fait du Pyun et s’adonne à la facilité la plus simpliste sans chercher à se montrer malin.


Pas de hardcore et de vraie violence brute au rendez-vous, pas de rage, Pyun emballe tout ça comme un papi endormi (à l’image de sa pseudo-mise en scène), limitant les dialogues au degré zéro de la connerie, dans un gloubi-boulga sans grand sens voire incompréhensible, avec comme seul prétexte de faire de l’action sans script et sans personnages y compris ceux qui sont censés être plus étoffés que les autres. Si l’idée va être marrante deux minutes, elle va rapidement tourner en rond faute d’amener à autre chose et Mean Guns de devenir un bon navet là où il aurait pu être un délire fun et décomplexé à la Versus de Kitamura des années plus tard. Un beau navet mais Lambert a fait tellement pire qu’il passerait presque pour un de ses meilleurs !

Bande-annonce :


Trailer – Mean Guns (christophe lambert) par christopherlambert

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