LIBRE ET ASSOUPI de Benjamin Guedj
Critique – Sortie DVD/Blu-ray

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note 7.5 -10
Carte d’identité :
Nom : Libre et Assoupi
Père : Benjamin Guedj
Date de naissance : 2014
Majorité : 10/09/2014 (en vidéo) – 07/05/14 (en salles)
Nationalité : France
Taille : 1h33
Poids : Budget NC

Type : Comédie
Livret de famille : Baptiste Lecaplain (Sébastien), Charlotte Le Bon (Anna), Félix Moati (Bruno), Denis Podalydès (Richard), Isabelle Candelier (mère de Sébastien), Jean-Yves Berteloot (Père de Sébastien), Suliane Brahim (Valentine Caillou)…

Signes particuliers : Un petit régal de comédie existentielle, à la fois fine, intelligente, drôle, attachante et émouvante. Loin des niaiseries et potacheries habituelles, Libre et Assoupi distrait autant sur le moment qu »il ne bouleverse sur la durée, film-miroir nous laissant avec un joli sourire en coin traversé d’une petite ride de mélancolie alors que l’on repense à notre vie et au sens qu’on souhaite lui donner. Le soin apporté à rendre tout cela beau et cinématographique est la cerise sur le gâteau.

 

IMPOSSIBLE DE S’ASSOUPIR DEVANT CE COUP DE COEUR !

LA CRITIQUE

Résumé : Sébastien n’a qu’une ambition dans la vie : ne rien faire. Son horizon, c’est son canapé. Sa vie il ne veut pas la vivre mais la contempler. Mais aujourd’hui, si tu ne fais rien… Tu n’es rien. Alors poussé par ses deux colocs, qui enchaînent stages et petits boulots, la décidée Anna et le pas tout à fait décidé Bruno, Sébastien va devoir faire … Un peu.ressources_2014-01-24_10-46-58_LA-6224L’INTRO :

On sait le cinéma français fortement attaché à la comédie. On sait aussi que nombre d’entre elles déçoivent par leur inutilité pour ne pas dire leur nullité. Que donc penser de cette adaptation du magnifique roman Libre, Seul et Assoupi, premier écrit de Romain Monnery, qui devient sur grand écran le premier film du jeune réalisateur Benjamin Guedj ? Sous sa caméra, le roman prend une direction moins sombre au gré des réflexions et agitations d’un joyeux trio de comédiens, l’humoriste talentueux Baptiste Lecaplain en tête, épaulé par le prometteur Félix Moati et une Charlotte Le Bon qui ne cesse de s’affirmer en tant que véritable actrice…560490.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

L’AVIS :

On avait l’habitude des drames existentialistes, chers notamment à tout un pan du cinéma indépendant américain. Libre et Assoupi fait quant à lui dans la comédie existentialiste, un exercice à n’en pas douter hautement plus périlleux que le mariage des deux registres pouvait entraîner un déséquilibre entre velléités de fond et rabaissement par la forme. Pourtant, le résultat est salvateur, aussi hilarant qu’il ne peut être profond et riche de sens au détour de quantité de scènes, majeures comme plus (faussement) anecdotiques. Et à n’en pas douter, l’humilité qui soutient ce petit bijou attachant y est pour beaucoup. Fin, extrêmement drôle, affuté sur la lame de dialogues brillants et intelligents, Libre et Assoupi est un joyeux et malicieux premier film qui fait du bien, non dénué d’une forme de douce mélancolie qui lui donne l’impulsion nécessaire pour se hisser au-dessus de la masse, d’où il peut contempler fièrement la plèbe d’une production de genre facile et formatée, grâce à son acuité sans faille et son propos séduisant. Un film qui interpelle autant qu’il ne distrait, qui régale sur l’instant autant qu’il ne reste dans la tête longtemps après. Galvanisant !552990.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxCerise sur le gâteau, c’est sans aucune prétention que Benjamin Guedj s’applique à témoigner de la considération pour son premier long-métrage, même s’il est parfois bordé de petites maladresses vite oubliables. Parce que c’est une comédie en apparence légère, il aurait été facile de s’en tenir au minimum syndical et aux codes standardisé (et ringards) du genre. Au lieu de cela, la cinéphilie évidente de son auteur transpire des pores de son joli effort référentiel, au rythme de sa volonté de donner un vrai cachet à son travail. On se retrouve bien vite enivré par les élucubrations philosophiques de ce Sébastien à l’envie de ne rien faire convaincue et argumentée, autant que l’on est saisit par le charme charismatique de la belle Anna, la coloc énergétique qui tient à la baraque ou amusé par ce « slipiste » de Bruno, valseur de petits jobs et amoureux transit aimant vivre en slip. Libre et Assoupi est un régal pertinent, spirituel et drolatique, et c’est notre coup de cœur du mois !

Bande-annonce :

Par Nicolas Rieux

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