LE VOYAGE DE FANNY de Lola Doillon : la critique du film
Sortie cinéma

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le_voyage_de_fannyMondo-mètre
note 2 -5
Carte d’identité :
Nom : Le voyage de Fanny
Mère : Lola Doillon
Date de naissance : 2015
Majorité : 18 mai 2016
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h34 / Poids : NC
Genre : Drame, Historique

Livret de famille : Léonie Souchaud, Fantine Harduin, Juliane Lepoureau, Ryan Brodie, Anaïs Meiringer, Lou Lambrecht, Igor van Dessel…

Signes particuliers : Une belle histoire illustrée sans génie.

AU REVOIR LES ENFANTS

LA CRITIQUE

Résumé : Du haut de ses 12 ans, Fanny a la tête dure ! Mais c’est surtout une jeune fille courageuse qui, cachée dans un foyer loin de ses parents, s’occupe de ses deux petites sœurs. Devant fuir précipitamment, Fanny prend alors la tête d’un groupe de huit enfants, et s’engage dans un dangereux périple à travers la France occupée pour rejoindre la frontière suisse. Entre les peurs, les fous rires partagés et les rencontres inattendues, le petit groupe fait l’apprentissage de l’indépendance et découvre la solidarité et l’amitié…

Les Visiteurs

L’INTRO :

Lola Doillon, fille de l’illustre Jacques Doillon, commence à avoir une bonne petite expérience qui s’étoffe lentement mais sûrement. Le Voyage de Fanny, adaptation du roman Le Journal de Fanny écrit par la juive-allemande Fanny ben Ami, est déjà son troisième long-métrage après Et toi, t’es sur qui ? et Contre Toi en 2006 et 2009. Récit de la trépidante cavale pendant la Deuxième Guerre Mondiale, d’un petit groupe d’enfants juifs cherchant à fuir les soldats nazis pour aller se réfugier en Suisse, Le Voyage de Fanny annonçait un drame émouvant mais observé avec bienveillance et à hauteur d’enfant, loin de la terrible cruauté bouleversante d’un Au Revoir les Enfants de Louis Malle, pour ne citer que lui.le_voyage_de_fanny_4L’AVIS :

Ni vraiment bon, ni vraiment mauvais, Le Voyage de Fanny est juste un film faible, qui tente de cacher sa fadeur derrière son sujet fort réunissant tous les ingrédients pour faire vibrer notre corde sensible. Des enfants, la guerre, l’horreur nazie, une cavale héroïque pour survivre… En adaptant le roman de Fanni ben Ami, Lola Doillon ne prenait guère de risques et force est de constater, qu’elle n’en prend vraiment aucun jusqu’au bout, se reposant entièrement sur son histoire à l’évident potentiel émouvant, sans chercher à proposer davantage. Mais parce que les grands sujets méritent quand même de grands films à la hauteur de leur importance passée ou présente, on aura du mal à se satisfaire de l’effort très limité de la cinéaste, qui ne parvient jamais à apporter quelque-chose de neuf sur une thématique déjà archi-traitée au cinéma, et en bien mieux. Illustrant à l’écran une épopée poignante mais traitée avec une terne inertie narrative, Lola Doillon déploie un réseau de coutures qui ne ressemblent plus à des ficelles mais à des cordes à linge, et fictionnalise son récit entre séquences improbables et invraisemblances irritantes, égratignant pas et pas le crédit de ce choix d’aborder son sujet à hauteur de regard d’enfants. Un choix auquel se joint une absence de rudesse, alors que ses enjeux étaient déjà anéantis par un scénario totalement prévisible. Et Le Voyage de Fanny d’en arriver à être lisse et vain malgré la force de ce qu’il raconte, peu capable de tirer des émotions vraies, en plus d’avoir été emballé comme une publicité pour du Kiri. Dommage.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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