LAMB de Yared Zeleke : la critique du film
Sortie DVD

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LAMB_DVDnote 2.5 -5
Nom : Lamb
Père : Yared Zeleke
Date de naissance : 2015
Majorité : 02 mars 2016
Type : Sortie DVD
(Editeur : Blaq Out)
Nationalité : Ethiopie, France…
Taille : 1h34 / Poids : NC
Genre : Drame

Livret de famille : Rediat Amare, Indris Mohamed, Surafel Teka…

Signes particuliers : Un premier film charmant venu d’Éthiopie.

LA CHÈVRE ET L’ENFANT

LA CRITIQUE

Résumé : Ephraïm, un garçon de neuf ans, vit avec sa brebis Chuni dans les terres volcaniques d’Éthiopie. Lorsque sa mère meurt lors d’une famine, son père l‘envoie, accompagné de sa brebis, chez des parents éloignés dans une région plus verte du pays, loin de leur terre natale dévastée par la sécheresse. Dans ce nouvel environnement, Ephraïm a le mal du pays. Son oncle lui ordonne d’abattre sa brebis pour une fête à venir. Il élabore alors un stratagème pour sauver Chuni et retourner chez lui.photo-lamb-1502L’INTRO :

Dire que le cinéma éthiopien est rare sur les écrans serait presque un euphémisme. Dès lors, ce fut d’autant plus touchant de voir cette cinématographie « invisible« , être invitée au dernier festival de Cannes. Yared Zeleke fut le premier réalisateur de son pays à fouler les prestigieuses marches rouges cannoises. Du moins presque, Lamb ayant été présenté non pas en compétition officielle, mais dans la section Un Certain Regard. Sorte de conte rural initiatique, Lamb s’attache à l’histoire d’un petit garçon exilé par son père chez de lointains oncles et tantes après le décès de sa mère et les sécheresses à répétition qui tuaient tout espoir de survie sur ses terres natales. Un exil difficile, d’autant que la seule chose à laquelle tient Ephraïm, c’est sa brebis stérile Chuni. A l’approche des fêtes locales et alors que la petite communauté souffre de la faim, Chuni serait un salut alimentaire provisoire mais bienvenu. Une idée impensable pour Ephraïm.lambL’AVIS :

Fable politico-sociale à hauteur d’enfant ouvrant une fenêtre sur les tragédies humanitaires qui se jouent en Ethiopie, Lamb est un joli conte plein de tendresse, essayant de faire vibrer la carte de l’émotion pour toucher un public international, tout en attirant l’attention sur les tristes problèmes de pauvreté et de famine qui rendent la vie dans ces contrées d’Afrique de l’Est, si difficile et en équilibre précaire sur un fil. Yared Zeleke essaie au passage de capturer la vie éthiopienne, ses coutumes et sa culture, au détour d’un premier long-métrage charmant au demeurant, mais néanmoins sage et convenu dans sa forme. On aurait aimé aborder cette (re)découverte du cinéma éthiopien avec un film un peu plus exigeant, et bien qu’il raconte une histoire très personnelle, voire même quasi-autobiographique, avec une sincérité que l’on ne remettra pas en question, Yared Zeleke ne prend guère de risques avec Lamb et s’attache plus à l’élaboration d’un portrait authentique, qu’à la confection d’un film soutenu par de réels enjeux dramatiques. Le résultat séduit par intermittence mais ne convainc pas pleinement, se répétant beaucoup et tournant un peu en rond faute de trop savoir quoi dire pour étayer son propos. Au final, un film qui serait presque anecdotique s’il n’était pas une tentative de faire exister une cinématographie qui n’a que rarement l’occasion de s’exprimer. On louera néanmoins la très belle interprétation du jeune Rediat Amare.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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