KILL YOUR FRIENDS de Owen Harris : la critique du film [Sortie Cinéma]

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Nom : Kill your friends
Père : Owen Harris
Date de naissance : 2015
Majorité : 02 décembre 2015
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h40 / Poids : NC
Genre : Comédie noire, thriller

Livret de famille : Nicholas Hoult (Steven), James Corden (Waters), Ed Skrein (Rent), Rosanna Arquette (Barbara), Joseph Malwe (Trellick), Georgia King (Rebecca), Tom Riley (Parker-Hall), Craig Roberts (Darren)…

Signes particuliers : Une plongée grinçante et sous acide, dans l’univers des labels musicaux anglais, emmenée par Nicholas Hoult !

L’ENVERS DU DÉCOR PEU RELUISANT DE L’INDUSTRIE MUSICALE

LA CRITIQUE

Résumé : Londres : Mecque de la pop music et des plus viles ambitions… Welcome to the Music Industry !!!ill you friendsL’INTRO :

Owen Harris est un jeune réalisateur anglais qui s’était révélé par un court-métrage en 2007 (Skins : Secret Party) avant de se faire la main sur une poignée de séries télé, signant plusieurs épisodes de Journal Intime d’une Call Girl, Misfits saison 2 (la meilleure soit-dit en passant) ou Black Mirror. Aujourd’hui, le voilà qui réalise son premier long-métrage, Kill Your Friends, emmené par la star montante au charisme de navet un peu trop cuit Nicholas Hoult (Mad Max Fury Road, Dark Places). Le cinéaste adapte un roman de John Niven et nous embarque pour une folle virée délirante dans les coulisses du monde de la musique, non pas côté musicos rockers de la scène londonienne, mais dans l’envers du décor, du côté de l’industrie musicale et ses féroces labels pullulant de jeunes aux dents longues, prêt à tout pour gravir le échelons.Kill-Your-Friends_0000_Layer-2L’AVIS :

Plongée survitaminée et sous acide draguant la vase ragoûtante d’un milieu sexy de l’extérieur, moins reluisant de l’intérieur, Kill Your Friends est une comédie noire très grinçante, à la fois drôle et sombre, délurée et pathétique, évoluant sur une corde raide périlleuse, un peu la même que celle qu’avait emprunté le chef-d’œuvre de Danny Boyle, Trainspotting ou plus lointainement, le American Psycho de Marry Harron. Ou avec moins de réussite, le Trash de Ordure ! de Jon Baird avec James McAvoy. Trash, cynique, halluciné et soulevé par une énergie débordante, Kill Your Friends ne s’impose pas comme un grand film, mais une petite réussite inattendue, portée à bout de bras par un Nicholas Hoult plutôt bon en anti-héros junkie et amoral, même si son visage angélique dessiné sur Photoshop a toujours autant de mal à passer. Les ficelles y sont très visibles, la mise en scène ne brille pas de génie au-delà de ses motifs déjantés qui lui offre un cachet ultra-dynamique frôlant l’explosion cardiaque, mais Owen Harris fait le job et livre un délire frappé du ciboulot, écornant avec acidité l’image d’un milieu à la dérive, à l’époque de sa pleine gloire économique, quelques temps avant sa lente chute à cause du téléchargement illégal (que, de fait, le film n’évoque pas puisqu’il se déroule dans la deuxième moitié des années 90).KILL-YOUR-FRIENDS_SLATEFlots d’alcool submergeant l’écran, tonnes de drogues en tous genres abondant aux quatre coins de l’image, créatures sculpturales à poil un peu partout, Kill Your Friends ne fait pas dans l’éloge et dresse un portrait radical d’un monde où les requins s’entredévorent, où tous les coups sont permis, où l’appétit du succès est un moteur doré, où la dépravation est un mode de vie. L’intrigue policière qui vient se joindre à la comédie acerbe, n’est finalement qu’une parabole appuyée de son propos sans concession. Kill Your Friends est un petit plaisir coupable rondement mené, truffé de seconds rôles savoureux (Georgia King ou Craig Roberts par exemple) et c’est non sans vilenie, l’on se régale de ce spectacle d’une déchéance pleine de mordant et soutenu par une BO d’enfer alignant Prodigy, Blur, Oasis, Radiohead ou les Chemical Brothers !

LA BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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