KENSHIN KYOTO INFERNO de Keishi Otomo : la critique du film
Sortie Blu-ray/DVD

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kenshin_kyoto_inferno_blu-ray_DVDMondo-mètre
note 4 -5
Carte d’identité :
Nom : Rurouni Kenshin : Kyoto Inferno
Père : Keishi Otomo
Date de naissance : 2014
Majorité : 20 juillet 2016
Type : Sortie Blu-ray/DVD
Nationalité : Japon
Taille : 2h19 / Poids : NC
Genre : Action, Arts Martiaux

Livret de famille : Takeru Sato, Emi Takei, Tatsuya Fujiwara…

Signes particuliers : Le suite d’une épopée fabuleusement épique et ultra-spectaculaire !

LE VAGABOND KENSHIN EST DE RETOUR !

LA CRITIQUE DE KENSHIN KYOTO INFERNO

Résumé : Alors que la chute du Shogun plonge le pays dans le chaos, un assassin au service du gouvernement trahi par sa hiérarchie fomente une insurrection. Armé de son sabre à lame inversée, Kenshin prend part au combat que livrent les forces de police pour empêcher le despote de brûler Kyoto. rurouni-kenshin-kyoto-inferno_3

Kenshin le Vagabond est un véritable phénomène culte au Japon et les aficionados de mangas à travers le monde ne seront probablement pas passés à côté de cette épopée furieusement épique, publiée en 28 volumes en France. D’une série d’animation en 95 épisodes à des OAV très prisés, en passant par un film d’animation plus dispensable, la « marque » Kenshin le Vaganbond conservait encore un réel potentiel, potentiel dont le cinéma a su profiter avec une nouvelle franchise de films live adaptés de l’univers créé par Nobuhiro Watsuki et lancée en 2012. Le succès fut immédiat. Dans la foulée du premier, une suite fut rapidement mise en branle, toujours réalisée par le même cinéaste, Keishi Otomo. Deux ans plus tard, Kyoto Inferno bouleversait à nouveau le box office nippon avec plus de 3,5 millions de spectateurs, avant que The Legend Ends, troisième et dernier chapitre, ne vienne parachever une saga fabuleuse, qui n’aura malheureusement pas eu la chance de connaître une exploitation en salles dans l’hexagone. Le premier Kenshin le Vagabond était déjà disponible chez nous en vidéo. En attendant l’ultime volet que l’on espère voir venir très bientôt, c’est le second opus qui débarque cet été, en DTV.rurouni-kenshin-kyoto-infernoL’aventure cinématographique Kenshin le Vagabond viendra certainement s’ajouter à la longue liste de ces adaptations faisant débat, opposant les mordus des mangas qui lui reprocheront peut-être sa manière de trop largement condenser l’histoire initiale, et les profanes qui appréhenderont la saga en tant que longs-métrages à part entière, détachés des références originelles. Si l’on pourra aisément comprendre les arguments des premiers, voyant un univers qu’ils ont adoré, être victime d’une réinterprétation compilant pas mal d’éléments en trois films trahissant parfois certaines choses afin de s’ouvrir au grand public, on préfèrera louer la qualité du travail de Keishi Otomo, qui aura su digérer le matériau de base, pour en reprendre les grandes lignes afin de déployer une formidable aventure plongeant dans le Japon du XIXème siècle, au côté de son héros, un tueur légendaire qui s’est retiré de son monde de violence lorsque le shogunat s’est écroulé, pour laisser place à la nouvelle société dirigé par le gouvernement Meiji.rurouni-kenshin-kyoto-inferno_2Comment ne pas tomber amoureux de la franchise Kenshin le Vagabond ? Déjà brillant sur le premier film, Keishi Otomo signe une suite au diapason de ce que l’on avait pu entrevoir précédemment. Kyoto Inferno est à ranger immédiatement dans la catégorie des grands chambaras modernes, véritable déluge de spectacle tonitruant, filmé avec une virtuosité qui régale à chaque instant. Produit avec des moyens colossaux nécessaires pour répondre aux exigences d’un metteur en scène soucieux de la qualité du moindre costume ou pan de décor, Kyoto Inferno déploie à l’écran une dose de génie dont on se rassasie avec bonheur. Furieux, épique, traversés de combats à la grandeur hallucinante et peuplé de personnages tous plus iconiques les uns que les autres, cette suite alliant arts martiaux et combats de sabre viendrait presque supplanter son aîné, par la générosité dont elle fait preuve, et par l’incroyable maîtrise affichée en permanence par un Otomo des grands soirs. Surtout, Kenshin Kyoto Inferno réussit à reproduire ce savant mélange d’action, de romance et d’humour, qui permet aux grandes fresques surdimensionnées de fonctionner intensément de bout en bout. Violent et badass dès qu’il met en branle ses étourdissantes chorégraphies martiales savamment orchestrées, intelligemment tragique dès qu’il appuie sur ses touches dramatiques pour alimenter la psychologie de son héros écartelé entre son passé qui le hante et ce présent qui réclame sa présence envers et contre cette nature qu’il veut oublier, tendre dès qu’il anime son parfum romanesque, et enfin drôle alors qu’il capitalise sur cet éternel second rôle archétypal destiné à détendre l’atmosphère entre deux saillies aventureuses, Kyoto Inferno lorgne vers le spectacle total et impressionne par la qualité de ce qu’il propose, aussi bien visuellement que narrativement, dans un blockbuster au panache dément. rurouni_kenshin_kyoto_inferno_834249Il n’est pas fondamentalement nécessaire d’avoir vu Kenshin le Vagabond pour profiter du plaisir offert par Kenshin Kyoto Inferno, même si la qualité de ce second volet risque fort de pousser à revenir en arrière pour combler cette lacune. En revanche, il sera indispensable de se projeter ensuite dans The Legend Ends lorsque celui-ci sortira, pour connaître le dénouement de l’aventure restée en suspens au terme de ce second opus sans fin et ponctué d’un « à suivre » terriblement frustrant ! Car la suite, on la voudrait maintenant, tout de suite, sans plus attendre ! Car s’il souffre de petites longueurs et de quelques répétitions dans sa mécanique et si son installation est par courts moments un peu confuse, Kyoto Inferno finit par devenir addictif et l’on a hâte de retrouver le ténébreux Kenshin et sa lame inversée (illustrant son désir de mettre ses adversaires en déroute sans tuer), on a hâte de retrouver l’ensemble de ses acolytes attachants, et l’on a hâte de voir tout ce beau monde, en découdre avec l’horrible Shishio, cruel méchant machiavélique qui en impose à l’écran. Énergique et sensationnel, Kenshin Kyoto Inferno est à la fois beau, dense et puissant, et sa frénésie immodérée nous place désormais dans l’attente de The Legend Ends, sorti au Japon il y a déjà quasiment deux ans. Vite, on en redemande !!

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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