HELL (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : Hell
Parents : Tim Fehlbaum
Livret de famille : Hannah Herzsprung (Marie), Stipe Erceg (Tom), Angela Winkler (Elisabeth), Lars Eidinger (Phillip), Lisa Vicari (Leonie), Anne Sarah Hartung (Sofia), Ellen Schweiger (Oma)…
Date de naissance : 2011
Nationalité : Allemagne
Taille/Poids : 1h20 – Petit budget

Signes particuliers (+) : De bonnes idées, un univers intéressant et réaliste sur un quotidien apocalyptique.

Signes particuliers (-) : Poussif, pas assez étoffé dans l’écriture, souvent redondant et très ennuyeux.

 

ENFIN… L’ÉTÉ !!!

Résumé : 2016. La planète a subi un bouleversement climatique drastique. Désormais, les rayons du soleil sont si puissants qu’ils en sont devenus mortels et ont éradiqué une bonne partie de la population mondiale. Les survivants essaient de tenir bon comme ils peuvent en se protégeant au maximum de la lumière du jour avec l’espoir de trouver un endroit pour redémarrer…

Hell s’inscrit dans la veine à la mode des films post-apocalyptiques présentant un monde désolé où les survivants font face à une absence de civilisation et un retour brutal à une sorte d’âge de pierre douloureux dans lequel la survie est un problème de chaque jour alors qu’ils ont entamé une errance en quête d’une solution, d’une réponse, d’un renouveau. Après le magnifique et désabusé La Route, l’horrifique Infectés et l’actionner théologique Le livre d’Eli, trois des principaux représentants récents du genre, Hell essaie a son tour de proposer une autre vision que l’on sent finalement à cheval entre les trois précitées. Comme le premier, le film de Tim Fehlbaum s’attache au quotidien de survivants ou comment ils s’organisent, comment ils réagissent, quels sont leurs nouvelles obsessions et préoccupations dans ce monde où la donne à changé. Le récit est assez lent et ne cherche pas l’action à tout prix mais plutôt le réalisme et l’étude hypothétique d’une situation angoissante et d’un quotidien différent, en l’occurrence ici, la recherche d’eau et de vivres devenue un problème majeur alors que le soleil est meurtrier et complique les choses. Du second, le cinéaste reprend le concept du road movie d’un petit groupe qui essaie d’être solidaire dans le danger, surtout par nécessité d’ailleurs et qui sont à la recherche d’un endroit épargné d’où repartirait la société effondrée. Enfin, du troisième, le jeune cinéaste s’inspire de son esthétique visuelle avec une composition picturale traduisant à elle seule la situation. L’image est saturée, brûlée, dans une quasi absence de couleur où seul prédomine le jaune vif cramé renvoyant aux rayons solaires meurtriers et insupportables alors que la surexposition décline au fur et à mesure que la nuit noire synonyme de possibilité d’errer plus librement à l’extérieur, s’installe. Sauf qu’à emprunter un peu partout, Hell oublie de se doter d’une identité propre et ressemble au final plus à un assemblage d’éléments pris aux autres qu’à une modeste tentative un tant soit peu originale. Mais le plus grand problème est surtout qu’il le fait très maladroitement. Malgré sa concision, le récit s’étalant sur à peine 1h20, il nous semble terriblement long et ne raconte pas grand-chose pendant une bonne partie du métrage à illustrer une situation que l’on a bien comprise  et intégré depuis le début. Il faudra attendre son dernier tiers pour voir enfin Hell se réveiller et tenter quelque chose. Mais encore une fois, ce sera en lorgnant du côté d’autrui et plus particulièrement du français Frontière(s) de Xavier Gens.

Poussif, Hell fourmille de micro-éléments qui traditionnellement amène la qualité à un film en s’attachant à décrypter des petits détails pour enrichir la narration. Seul problème, il n’y a pas cette narration directrice principale. Le film se contente de dépeindre un quotidien en oubliant d’y insuffler de quoi l’alimenter. Seule fulgurance d’un film bien décevant et ennuyeux, son final assez nerveux qui réveille soudainement un spectateur endormi. Et dire qu’avant le passage d’un Roland Emmerich producteur, qui vient filer un modeste coup de main à un compatriote, la chose faisait 30 minutes de plus ! De quoi y laisser sa peau comme les personnages ! L’auteur de blockbuster qui connaît bien le sujet puisque ses mastodontes tournent souvent autour de cataclysmes écologiques et qui envisageait de développer une série télévisée post-2012 racontant le quotidien de la survie de ce qu’il restait de l’humanité, trouve là le moyen de le faire par un film certes mineur mais pas inintéressant sur lequel il file un coup de pouce bénéfique, l’expurgeant de ses inutilités et, de l’aveu du metteur en scène, proposant d’en changer la fin qui est au final, le meilleur moment de l’affaire. Hell est une déception, ayant reçu pourtant globalement un accueil favorable. Mais réussir à faire chiant en seulement 1h20, c’est quand même pas à la portée de tous. Dommage car le film a quand même pas mal de qualités qui plaidaient en sa faveur.

Bande-annonce :

3 commentaires à propos de “HELL (critique)

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