INCENDIES (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : Incendies
Père : Denis Villeneuve
Livret de famille : Rémy Girard (Lebel), Lubna Azabal (Nawal), Mélissa Désormeaux-Poulin (Jeanne), Maxim Gaudette (Simon), Abdelghafour Elaaziz (Abbou), Mohamed Majd (Chemseddine), Allen Altman (le notaire), Nabil Sawalha (Fahim)…
Date de naissance : 2010
Nationalité : Canada
Taille/Poids : 2h03 – 6,5 millions $

Signes particuliers (+) : Une merveille d’intelligence, puissante, profonde et sensible. Du grand cinéma bouleversant mettant en parallèle récit initiatique personnel,réflexion sur le passé et les origines et Histoire d’un pays.

Signes particuliers (-) : x

 

JAMAIS SANS MA MÈRE

Résumé : A la lecture du testament de leur mère, Jeanne et Simon se voit remettre deux enveloppes, une pour chacun. La première est destinée à leur père qu’ils croyaient mort, la seconde à un frère dont ils ignoraient l’existence. Jeanne décide de partir au Moyen-Orient afin d’en savoir plus et percer les mystères entourant sa famille. Simon qui n’en cure au départ, va la rejoindre. Ensemble, ils vont découvrir tout un tas de choses sur une mère dont ils ne savaient finalement pas grand-chose visiblement…

Coproduction franco-canadienne, Incendies est l’une des sensations de cette année 2011, acclamé par la critique et nommé comme meilleur film étranger aux BAFTA anglais ainsi qu’aux prestigieux Oscar, plus enclin à mettre en lumière dans cette catégorie secondaire, de petites œuvres intelligentes et profondes (par opposition à l’officielle catégorie du « meilleur film » toujours plus consensuelle et très commerciale et marketing).

Film international de part son financement, sa production, son tournage et son casting et adaptation d’une pièce à succès de Wajdi Mouawad, Incendies est une intense tragédie familiale ouvrant la porte à une superbe réflexion sur le passé, les origines, sur sa propre histoire personnelle et sur la notion de pardon et de transmission de l’histoire. Sobrement et sans artifices démesurés et inutiles, le cinéaste Denis Villeneuve, s’appuyant sur un prodigieux scénario intense, riche et puissant d’émotions, prend le spectateur aux tripes pour ne plus le lâcher tout au long de cette quête bouleversante, minutieuse et poignante remuant toute l’histoire d’un pays (Le Liban) à travers un voyage intimiste ne tombant jamais dans la facilité auteurisante et pompeuse. Récit initiatique étourdissant où deux êtres qui se découvrent soudainement déracinés et arrachés à leur histoire, vont vivre une expérience de vie se muant en expérience et analyse de leur propre passé et de leurs propres origines dont ils ne soupçonnait pas la richesse et la lourdeur dramatique, Incendies se transcende en superbe visite de l’histoire d’un pays déchiré par une guerre traumatisante pas encore totalement digérée par l’Histoire.

Maîtrisé et minutieux dans sa structure narrative et son montage apportant force et caractère à un film sensible, touchant et profond, Incendies est une nouvelle preuve de la vitalité et de l’intelligence d’un cinéma canadien au sommet. Denis Villeneuve adapte à merveille la pièce de son compatriote (né au Liban) pour une grosse claque coup de poing dont on ne ressort pas indemne, déstabilisé et fasciné.

Bande-annonce :

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