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THE GENTLEMEN de Guy Ritchie : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : The gentlemen
Père : Guy Ritchie
Date de naissance : 2019
Majorité : 5 février 2020
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h53 / Poids : NC
Genre : Polar, Comédie

Livret de famille : Matthew McConaughey, Charlie Hunnam, Michelle Dockery, Hugh Grant, Colin Farrell, Henry Golding, Eddie Marsan…

Signes particuliers : Drôle, dingue et décapant !

GUY RITCHIE REVIENT AUX FONDAMENTAUX

NOTRE AVIS SUR THE GENTLEMEN

Synopsis : Quand Mickey Pearson, baron de la drogue à Londres, laisse entendre qu’il pourrait se retirer du marché, il déclenche une guerre explosive : la capitale anglaise devient le théâtre de tous les chantages, complots, trahisons, corruptions et enlèvements… Dans cette jungle où l’on ne distingue plus ses alliés de ses ennemis, il n’y a de la place que pour un seul roi ! 

Guy Ritchie ne chôme pas. Même pas un an après sa virée aux pays des Mille et Une nuits avec son adaptation live-action d’Aladdin, le britannique est déjà de retour avec The Gentlemen, un « polar-comedy » au casting quatre étoiles réunissant derrière Matthew McConaughey, un festival de beaux noms allant de Charlie Hunnam à Eddie Marsan en passant par Henry Golding, Hugh Grant ou Colin Farrell. L’idée ? A Londres, le Roi de la marijuana Mickey Pearson (Matthew McConaughey) décide de se retirer des affaires. Son business très lucratif va faire pas mal d’envieux. Un journaliste véreux (Hugh Grant) qui a espionné l’affaire vient à la rencontre du bras droit du Boss et va tenter de lui extorquer 20 millions de livres en lui présentant le fruit de ses investigations compromettantes. Flashback, c’est lui qui va nous raconter l’histoire à la manière d’un scénario de cinéma !
Après quelques années de barbotage dans le grand bain des blockbusters hollywoodiens (Sherlock Holmes, Le Roi Arthur, Aladdin), Guy Ritchie revient à ses premiers amours. Avec The Gentlemen, on retrouve les fondamentaux du cinéma « ritchien » des débuts, la petite criminalité, une cool attitude décapante, plein de personnages ultra-caractérisés et un savoureux mélange de polar et de comédie où le désopilant est fondé sur les protagonistes et une mise en scène injectée de second degré débridé. On pense vite à Snatch ou à Arnaques, Crimes et Botaniques. Justement, The Gentlemen, c’est un peu la rencontre entre Snatch et Code U.N.C.L.E, la gouaille et l’énergie du premier, le spectacle décalé du second. Et si Ritchie a pu décevoir ses fans de la première heure ces dernières années, autant dire qu’il signe un retour étincelant avec une œuvre qui claque comme un gros coup de cymbale balancée par un batteur déchaîné.
Il y a tout ce que l’on a pu aimer chez Guy Ritchie dans The Gentlemen. A commencer par une sacrée galerie de personnages éclatants, entre joyeux tarés délirants et figures iconiques. Autant de personnages incarnés à l’écran par des comédiens au top de leur forme. Dans le sillage d’un Matthew McConaughey fabuleux en petit parrain de la marijuana qui se voit Roi, Charlie Hunnam régale en bras droit taiseux, chic et intraitable, Hugh Grant est irrésistible en journaliste/détective privé doucement barré, Colin Farrell amuse en gentil plouc embarqué malgré lui dans un tourbillon de violence, et même le surpropre Henry Golding fait des étincelles en jeune mafieux chinois assoiffé de pouvoir. Mais ces protagonistes auraient pu n’être que du flan si Guy Ritchie ne les insérait pas dans un film à leur image, fou, explosif et joueur, rappelant par moments le Pulp Fiction de Tarantino. Survitaminé et mené tambour battant, The Gentlemen est une intense virée aux nombreuses explosions de rires contagieuses, racontée de manière astucieuse par un Guy Ritchie qui s’amuse avec les codes du récit de cinéma pour raconter un film dans le film. Notre billet d’entrée dans cet univers cinglé, c’est ce personnage de journaleux-privé qui se voit malin là où il n’est que minable, incarné par un Hugh Grant fantastique dans cet audacieux contre-emploi. Entre flashback parfaitement maîtrisés et retours malins au présent avec un sens du déjanté qui fait constamment mouche, The Gentlemen multiplie les moments mémorables, s’autorise toutes les folies, aligne les punchlines redoutables à gogo et témoigne d’une efficacité hyper-musclée, le tout au rythme d’une B.O qui dépote et d’une avalanche de délires visuels et narratifs savoureux. Résultat, on prend un pied monstrueux devant ce revival nostalgique de Snatch, avec dix fois plus de maîtrise qu’à l’époque, Guy Ritchie ayant assurément bonifié son style. Et bon sang, qu’est-ce que c’est drôle !

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

3 thoughts on “THE GENTLEMEN de Guy Ritchie : la critique du film

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