EVERYTHING EVERYTHING de Stella Meghie : la critique du film
Sortie cinéma

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everything everythingnote 1.5 -5
Carte d’identité :
Nom : Everything Everything
Mère : Stella Meghi
Date de naissance : 2017
Majorité : 21 juin 2017
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h36 / Poids : NC
Genre : Romance, Drame

Livret de famille : Amandla Stenberg, Nick Robinson, Ana de la Reguera, Anika Noni Rose…

Signes particuliers : Une niaiserie pour ados qui ne nous épargne aucun clichés.

LES ADOS ET L’AMOUR, CHAPITRE 187953…

LA CRITIQUE DE EVERYTHING EVERYTHING

Résumé : Que feriez-vous si vous ne pouviez plus sortir de chez vous ? Ni respirer l’air pur de la mer, ni sentir la chaleur du soleil sur votre visage… ni même embrasser le garçon qui vit à côté de chez vous ? Everything, Everything raconte l’histoire d’amour insolite entre Maddy, adolescente futée, curieuse et inventive, et son voisin Olly. Car même si la jeune fille de 18 ans souffre d’une maladie l’empêchant de quitter l’environnement confiné de sa maison, le garçon refuse que ces circonstances n’entravent leur idylle. Maddy n’aspire qu’à sortir de chez elle et à découvrir le monde extérieur et à goûter à ses premiers émois amoureux. Alors qu’ils ne se voient qu’à travers la fenêtre et ne se parlent que par SMS, Maddy et Olly nouent une relation très forte qui les pousse à braver le danger pour être ensemble… même s’ils risquent de tout perdre. DSC08102.dngEt c’est reparti pour un tour, comme si on n’avait pas déjà eu notre dose d’idylles adolescentes larmoyantes car contrariées par la maladie. Avec Everything Everything, la réalisatrice Stella Meghie (Jean of the Joneses) nous repeint le portrait chialade d’une jolie jeune fille drôle, intelligente, mais malade. Maddy a tout pour elle, mais Maddy est atteinte d’une forme rare de déficience du système immunitaire qui la contraint à rester cloîtrée chez elle depuis toujours. Elle rêve du dehors mais elle ne peut y mettre les pieds sous peine de mourir au premier contact avec la moindre bactérie qui passe. Puis débarque Olly (on dort ?), pseudo-bogosse aux cheveux longs qui s’habille en noir parce que sa vie n’est pas cool. Ils flirtent depuis leurs fenêtres, s’envoient 10000 textos à la seconde, tombent amoureux et gnagnagna…_DSC4480.dngC’est bizarre mais dès le commencement, on a cette pénible impression de connaître par cœur la chanson qui va nous être contée. Et l’impression va vite se vérifier, malgré quelques écarts inattendus… mais qui auraient dû être évités afin de moins plomber ce pavé aussi digeste qu’un gros mélo englué dans le triple chocolat-caramel avec supplément cacao-noisettes-amandes. Film profondément ringard et bêta, Everything Everything tente de nous rejouer une partition à la Nos Étoiles Contraires, l’efficacité émotionnelle en moins. Car au fond, on n’y croit pas à cette jolie teen romance pétrie dans une naïveté consternante. On n’y croit pas à ses personnages mignons tout plein mais tartignoles tout court. On n’y croit pas à ce prince charmant au charisme d’anchois pas frais, pas plus qu’à cette infirmière aux allures de sosie discount de Penélope Cruz. Mais le pire reste encore à venir, avec ce twist final qui achève de couronner de ridicule, cette affaire mièvre, insipide et débilitante, filmée avec l’imagination d’un touriste en vacances. Si quelques rares passages sonnent justes dans l’idée, l’approche ne suit jamais et le film sombre dans les pires clichés usités, dans l’artificialité fadasse, et dans la niaiserie grotesque qui ne trouve jamais le bon ton. Au final, Everything Everything passe complètement à côté de son sujet (et de son émotion). A moins que ce soit le contraire, qu’il ressemble justement un peu trop à ce qu’il voulait être, un bidule bricolé pour plaire aux jeunes adultes déconnectés de la vraie vie.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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