EMELIE de Michael Thelin : la critique du film [Festival de Deauville]

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Emelienote 5.5 -10
Nom : Emelie
Père : Michael Thelin
Date de naissance : 2015
Majorité : indéterminée
Type : indéterminée
Nationalité : USA
Taille : 1h23 / Poids : NC
Genre : Thriller, Épouvante

Livret de famille : Sarah Bolger (Emelie), Carly Adams (Sally), Thomas Bair (Christopher), Chris Beetem (Dan), Randi Langdon (Anna), Susan Pourfar (Joyce), Joshua Rush (Jacob)…

Signes particuliers : Une thriller de série B semi-horrifique avec la mignonne et talentueuse Sarah Bolger.

UNE BABY-SITTER PAS COMME LES AUTRES

LA CRITIQUE

Résumé : Afin de célébrer leur treizième anniversaire de mariage, Dan et Joyce décident d’aller dîner en ville en laissant leurs trois enfants à la maison. Comme la baby-sitter qui les garde habituellement se désiste au dernier moment, les Thompson font appel à une autre jeune fille, Anna, pour la remplacer. Tout au long de la soirée, les enfants vont s’apercevoir qu’Anna n’est pas exactement celle qu’elle prétend être…emelie_2L’INTRO :

Michael Thelin a réalisé beaucoup de clips et de courts-métrage. Mais Michael Thelin avait des envies de long maintenant. Et quoi de mieux que le cinéma de genre pour se faire la main ? Avec Emelie, le cinéaste nous emmène sur les pas d’une jeune baby-sitter volant à la rescousse d’une famille en galère, alors que les parents fêtent leur anniversaire de mariage. Les trois enfants de la maisonnée ont besoin de quelqu’un pour les garder, et la sexy Emelie (Sarah The Tudors Bolger) répond à l’appel. Pas de chance pour eux, elle est tout, sauf la gentille et jolie baby-sitter que son visage angélique ne laissait présager.Emelie_web_1L’AVIS :

Avec le thriller en huis-clos Emelie, le festival de Deauville pensait probablement tenir son nouveau It Follows, sa pépite de genre qui avait emballé l’édition 2014. Malheureusement, force est d’avouer que l’on est loin du compte. Cette histoire de baby-sitter aux intentions troubles, qui va s’amuser à un jeu de manipulation pervers avec les gamins qu’elle garde le temps d’une soirée, est bien loin de se hisser au rang du brillant métrage de David Robert Mitchell. Plus orienté série B entre le old school pour son pitch, et la modernité pour sa facture formellement léchée, Emelie n’est pas un très grand film. Mais on lui reconnaîtra le mérite d’être un divertissement correct, devant lequel on se régale de sa déviance perverse et de son esprit très irrévérencieux. Alors que cette baby-sitter mystérieuse s’amuse à infliger des sévices psychologiques sacrément malsains à son trio de gamins effrayés, le spectateur jubile, entre rire coupable et effroi. Dommage que le film demeure trop sage et n’ose pas pousser son postulat vers de plus sombres extrêmes en montant crescendo vers l’horreur au lieu de s’auto-freiner, et dommage également qu’il ne tienne pas sa belle proposition sur la durée (pourtant 1h23 seulement), terminant sa course vers le DTV mineur et insatisfaisant après un final un peu trop facile et expéditif pour marquer les esprits. Au final, Emelie est globalement réussi, mais il n’exploite pas au maximum son potentiel, laissant derrière lui, un brin de frustration, et devra se contenter d’être un modeste et anecdotique plaisir de samedi soir sans grandes ambitions et facilement oubliable. Sympathique à défaut d’être génial.

LA BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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