ATOMIC BLONDE de David Leitch : la critique du film
Sortie cinéma

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Carte d’identité :
Nom : Atomic Blonde
Père : David Leitch
Date de naissance : 2017
Majorité : 16 août 2017
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h55 / Poids : NC
Genre
: Action

Livret de famille : Charlize Theron, James McAvoy, Sofia Boutella, Toby Jones, John Goodman, Bill Skarsgård, Eddie Marsan…

Signes particuliers : Un film d’action qui dépote !

FALLAIT PAS ÉNERVER CHARLIZE THERON

LA CRITIQUE DE ATOMIC BLONDE

Résumé : L’agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionne du Service de renseignement de Sa Majesté ; à la fois sensuelle et sauvage et prête à déployer toutes ses compétences pour rester en vie durant sa mission impossible. Envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s’associe avec David Percival, le chef de station local, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers. 

Charlize Theron passe en mode ultra-badass pour Atomic Blonde, nouveau long-métrage d’action de David Leitch, un ancien cascadeur passé à la réalisation avec le premier John Wick, et que l’on retrouvera prochainement aux commandes de Deadpool 2. Basé sur le roman graphique d’Anthony Johnston et Sam Hart et produit par la belle Charlize elle-même, très impliquée sur le développement du projet, Atomic Blonde résume parfaitement tout ce qu’il a à proposer dès son titre aussi racoleur que vendeur… une « blonde atomique » dans tous les sens du terme, qui va faire parler les poings et la poudre dans le Berlin de 1989. Alors que le Mur de Fer est sur le point de tomber, américains, français, anglais et russes se disputent secrets et parts du gâteau. Berlin est devenu un véritable nid d’espions où les agents des principales puissances du globe, s’entrecroisent dans un monde derrière le monde, fait de missions, d’alliances et de trahisons en tout genre. Quand une liste contenant des informations top-secrètes sur des agents secrets est sur le point de tomber entre de mauvaises mains, le gouvernement britannique envoie leur blonde incendiaire aux nombreux talents, pour assurer une mission quasi-impossible.

Dès les premières images, on comprend tout de suite qu’Atomic Blonde ne sera pas un simple actioner estival lisse et ultra-formaté. Filmé à travers une photographie sombre voire anxiogène, laissant espérer une vague vision nihiliste façon « John Wick au féminin », Atomic Blonde montre instantanément qu’il n’est pas là pour rigoler, que la violence sera partie intégrante de l’histoire, et que le traitement n’hésitera pas à aller vers le Rated-R épique et sensuel (un indice, Charlize Theron s’y dévoile nue d’entrée de jeu). La suite ne sera qu’une confirmation de cette impression initiale. Loin du ton décalé du savoureux Agents Très Spéciaux, Atomic Blonde va davantage ressembler à John Wick qu’au film de Guy Ritchie. Les touches comiques sont très rares, et la violence radicale occupe une bonne partie de l’espace dans cet exercice furieux qui ravira les amateurs d’action survitaminée, grâce à la générosité de son spectacle bourrin emballé avec une réalisation qui essaie de se montrer virtuose dans le genre et ponctué d’une B.O. d’enfer. Brutal à souhait, Atomic Blonde se fait plaisir, et essaie de nous faire plaisir, entre gunfight dantesques, empoignades filmées en plans-séquences (ah cette scène de l’escalier…) et coups de tatanes chorégraphiés dans une exagération jouissivement surréaliste.

Clairement, David Leitch ne vise qu’une seule chose, la puissance du fun à tout prix. Peut-être même un peu trop d’ailleurs, et ce sera là la limite de son entreprise. A force de multiplier les bastons rentre-dedans nourrissant deux milles retournements de situations à la minute, le cinéaste finit par oublier un peu la gestion de son histoire. Le récit inutilement alambiqué nous perd dans son dédale emberlificoté, à tel point que l’on en vient à se désintéresser complètement de ce que raconte Atomic Blonde, pour devenir simple spectateur de ses envolées spectaculaires sans chercher plus loin. L’autre regret est de voir cette même histoire se cantonner à une vision très premier degré de son sujet, là où l’on aurait bien aimé davantage de dérision et d’humour, d’autant que ce ne sera pas sa crédibilité qui va l’étouffer. Clairement, s’il est tout aussi stylisé et armé de moments de bravoure ultra-costauds et méga-épiques, Atomic Blonde n’est pas aussi bien tenu que son cousin masculin John Wick. Néanmoins, il a le mérite d’être d’une efficacité à toute épreuve, et si le film peut laisser échapper une pointe de lassitude sur la longueur à force de se répéter en tournant un peu en rond sur lui-même, l’effet de distraction est bel et bien au rendez-vous, emmené par une Charlize Theron affriolante et dure à cuire, par une Sofia Boutella au sex-appeal bien gratuitement exploité (mais c’est pas pour nous déplaire) et par un James McAvoy au cabotinage taré.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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