WONDER WHEEL de Woody Allen : la critique du film
sortie cinéma

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Carte d’identité :
Nom : Wonder Wheel
Père : Woody Allen
Date de naissance : 2017
Majorité : 31 janvier 2018
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h44 / Poids : NC
Genre
: Drame, Romance

Livret de famille : Kate Winslet, James Belushi, Justin Timberlake, Juno Temple…

Signes particuliers : Un petit Woody Allen.

UNE TRAGÉDIE AMOUREUSE PAR WOODY ALLEN

LA CRITIQUE DE WONDER WHEEL

Résumé : Wonder Wheel croise les trajectoires de quatre personnages, dans l’effervescence du parc d’attraction de Coney Island, dans les années 50 : Ginny, ex-actrice lunatique reconvertie serveuse ; Humpty, opérateur de manège marié à Ginny ; Mickey, séduisant maître-nageur aspirant à devenir dramaturge ; et Carolina, fille de Humpty longtemps disparue de la circulation qui se réfugie chez son père pour fuir les gangsters à ses trousses. 

New-York, la vie et ses petits tracas, un peu de badinage existentiel et un parfum de romantisme tragique, le charme d’une nostalgie fleurie, des dialogues ciselés qui coulent comme un bon vin moelleux, d’élégants comédiens pour les déclamer… Pas de doute, on est bien chez Woody Allen. À 82 ans, l’infatigable cinéaste new-yorkais est plus productif que jamais, enchaînant les films avec une touchante frénésie crépusculaire. L’envie est toujours intacte, seulement l’inspiration un peu moins. Avec Wonder Wheel, on a l’impression de voir le petit Woody recycler certains poncifs de son cinéma de toujours, se copier lui-même pour livrer une œuvre moins savoureuse qu’il fut un temps, moins truculente, moins brillante. Alors certes, Wonder Wheel n’a pas pour vocation d’amuser la galerie, le film n’étant pas « une comédie à la Woody Allen » mais plutôt une tragédie romanesque dans la lignée de classiques tels que Un Tramway Nommé Désir et autres. Toujours est-il que ce drame théâtral illustrant l’idée que les passions amoureuses sont toujours les mêmes depuis la nuit des temps, se répétant sans cesse telle une roue de fête forraine qui tourne encore et encore, bénéficie d’un charme visuel ravissant mais peine à embrasser une vraie profondeur façon Match Point par exemple. Quand on remonte le fil de ces dernières années, en dehors de quelques sursauts plus ou moins intéressants, le dernier chef  d’œuvre du cinéaste date. Et Wonder Wheel ne viendra pas réveiller les ardeurs du passé, tel un génial baroud d’honneur.

Un Woody Allen mineur. On a presque l’impression de dire la même chose depuis quelques années à chaque nouveau cru. Comme souvent chez lui, l’histoire est simple, linéaire, et l’édifice essaie de tenir sur d’autres qualités, et sur un style emblématique. Mais avant, l’esprit et le sens de la repartie aiguisée suffisaient à pimenter chaque nouvelle œuvre. Une force qui s’est un peu évaporée aujourd’hui alors que Woody Allen semble moins inspiré dans ce qu’il a à transmettre. Tragédie romanesque à l’ancienne, Wonder Wheel est symptomatique de ce déclin. Les déambulations et les tricotages amoureux peinent à insuffler assez de carburant à un drame qui demeure agréable sans jamais tutoyer davantage. On est pris par le décorum de ce Coney Island des années 50, par l’interprétation convaincante d’un excellent quatuor de comédiens, Kate Winslet en tête, par la fluidité de l’écriture aussi, mais la balade, charmante au demeurant, se révèle au final trop inoffensive tant Wonder Wheel n’a finalement pas grand chose à raconter. Le bel emballage coloré sonne creux, renfermant un cadeau assez décevant.

BANDE ANNONCE :


Par David Huxley

Une réponse à “WONDER WHEEL de Woody Allen : la critique du film
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  1. J’ai bien aimé, ce n’est pas le meilleur de Woody Allen, comparer avec Match point ce n’est vraiment pas ce que j’aurai choisi. le film terminé encore plus mal qu’il ne commence.

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