THE FINAL (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : The Final
Parents : Joey Stewart
Livret de famille : Marc Donato, Jascha Washington, Justin Arnold, Whitney Hoy, Julin, Lindsay Seidel, Travis Tedford,Laura Ashley Samuels…
Date de naissance : 2010
Nationalité : États-Unis
Taille/Poids : 1h33 – 1 million $

Signes particuliers (+) : Une bonne idée de départ. 2-3 séquences potables.

Signes particuliers (-) : Fade et sans inspiration. Très mollasson limite chiant. Un discours d’une lourdeur sans nom. Trop mécanique.

 

THE FINAL COUNTDOWN

Résumé : Un groupe de lycéens brimés décide de se venger de leurs camarades populaires lors d’une fête piège…

Petite série B américaine, The Final est le premier film en tant que réalisateur de Joey Stewart, habitué jusque-là à être seulement assistant sur diverses séries ou émissions de télé. Pas de stars, peu de moyens (budget d’un petit million de dollars) et surtout un scénario limitant les besoins notamment en décor avec une grande partie en huis clos, The Final repose sur un script assez simple où une bande de jeunes étudiants brimés décide de se rebeller contre la tyrannie et les humiliations infligées par les têtes populaires de leur école. Ils imaginent un scénario retors où, au détour d’une fête orchestrée avec malice et sournoiserie, tout un plan millimétré est monté pour rendre coup pour coup ce qu’ils ont pu subir dans un déchaînement féroce de cruauté.

Malgré la simplicité de son histoire, The Final aurait pu être un honnête thriller horrifique  sous forme de torture porn semi-original où pour une fois, l’empathie aurait changé de camp, passant des victimes aux bourreaux. Des bourreaux auxquels on aurait été tenté d’apporter notre soutien (partiel bien sûr) dans leur désir de se décharger de toute la haine et la colère qui les animent, d’exorciser leur rage intériorisée devant des mois de brimades en tout genre. Dans tous les cas, le film de Stewart aurait pu au moins être une version cheap et collective d’un Carrie, l’aspect fantastique en moins où des loosers subissant se seraient mués en anges de la vengeance symbolisant tous les jeunes semblables à eux-mêmes et rendant la méchanceté et la justice pour tous les opprimés des lycées. Malheureusement, The Final se prend les pieds dans le tapis, ratant autant le plus basique que le plus compliqué. Si les dialogues idiots et les clichés abrutissants gênent dès le départ, faisant plus penser à un pastiche comique du genre qu’à un film d’horreur sérieux, le rythme mou du genou et le manque d’implication vient nous achever. Trop sage, trop lisse, The Final ne rentre jamais dans son sujet, ne prend jamais son postulat à bras le corps et s’abstient de tout jusqu’au-boutisme pour rester dans le médiocre téléfilm de seconde zone policé et gentillet. Pourtant, Stewart imagine quelques sévices qui auraient pu donner lieu à des situations hardcore mais il n’en fait rien, préférant esquiver sans cesse toute situation trop trash, préférant casser tout élan en cours de route. Sauf qu’en l’état, c’était là le seul intérêt de son film qui, du coup, ne donne pas grand-chose à se mettre sous la dent. On en viendrait même à se demander si Stewart ne chercherait pas, par hasard, à investir le terrain du drame plus que celui de l’horreur tant il appuie son discours sur le retour de bâton des exclus se révoltant sur leurs bourreaux. Un retour de bâton présenté comme presque mérité avant que le cinéaste ne pose la question de l’extrémisme de la réaction et des actions. Se venger, oui, mais la stupidité de ces jeunes idiots méritait t-elle autant de violence ? La vengeance n’est-elle pas trop disproportionnée ? Si tel était le cas, alors autant dire que l’exercice est encore plus raté tant cette pseudo réflexion y est extrêmement simpliste voire indigente de bêtise, le débat ne se posant pas vraiment.

Résultat de ce piètre exercice peu généreux avec son public car en équilibre bancal sur deux tableaux demandant plus de talent que ça pour l’illustrer, on s’ennuie fermement devant un film où il ne se passe pas grand-chose, ou Stewart reste sur un mono-rythme fatal sans montée crescendo, sans progression dans l’horreur ni réelle introspection intelligente du fond de son sujet. Le discours sur les exclus sans finesse en devient gonflant tant il est appuyé et s’impose au détriment de tout le reste. Bref, un film presque inutile dont on se passe aisément trop verbeux, pas assez expressif.

Bande-annonce :

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