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THE BRAVEST de Tony Chan : la critique du film

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Spectateurs

Carte d’identité :

Nom : Lie huo ying xiong
Père : Tony Chan
Date de naissance : 2019
Majorité : Indéterminée
Type : Dispo sur Netflix
Nationalité : Chine
Taille : 2h00 / Poids : NC
Genre : Catastrophe

Livret de Famille : Xiaoming Huang, Jiang Du, Zhuo Tan, Zi Yang…

Signes particuliers : De la générosité plombée par trop de défauts.

 

 

ODE AUX POMPIERS CHINOIS

NOTRE AVIS SUR THE BRAVEST

Synopsis : Après l’explosion d’un pipeline de pétrole, un réservoir de stockage d’une capacité maximum de 100 000 mètres cubes explose à son tour et menace de faire exploser les réservoirs de pétrole adjacents à tout moment. De plus, tout cela a lieu près d’une zone de stockage de produits chimiques dangereux et extrêmement inflammables. Les pompiers se débattent alors avec courage pour enrayer la propagation de l’incendie et sauver l’ensemble de la ville comptant des millions d’habitants.

 

Quelques mois après le Skyfire de Simon West où un volcan ravageait une île touristique à thème, la Chine embraye avec son nouveau blockbuster catastrophe enflammé : The Bravest. Ode aux pompiers héroïques locaux prêts à tous les sacrifices pour combattre le danger, le film réalisé par Tony Chan s’inspire de l’histoire vraie de la catastrophe du port de Xingang où deux pipelines avaient explosé en 2010 créant une gigantesque marée noire dans la mer Jaune. The Bravest fictionnalise bien entendu très largement l’affaire pour proposer un gros morceau ultra-spectaculaire à base d’héroïsme, d’émotions et surtout de flammes destructrices. Alors qu’un énorme incendie ravage un port pétrolier en bordure d’une métropole menaçant une zone de stockage de produits chimiques, tous les pompiers de la ville s’unissent pour combattre le danger afin de sauver les millions d’habitants voisins de la catastrophe.

Le gros cinéma de divertissement chinois n’a jamais été connu pour son extrême subtilité. C’est bien simple, le mot n’est pas dans le dictionnaire local et les scénarii des blockbusters sont souvent bâtis à la truelle avec de gros coups de marqueurs surlignant bien les points chauds de l’histoire au point de les faire clignoter (attention instant suspens, attention instant chialade, attention instant héroïsme). Alors autant dire que quand en plus le film est produit dans le cadre d’une série de longs-métrages destinés à célébrer le 70eme anniversaire de la République Populaire de Chine, on peut clairement oublier toute once de délicatesse narrative et se préparer à de la bonne grosse tambouille aux allures de pavé de plomb dans l’estomac. Dans cette logique, The Bravest n’est franchement pas finaud, et c’est un euphémisme. L’excès de lyrisme à la chinoise fait encore des siennes et projette pas mal de scènes dans le gouffre d’un ridicule involontairement comique.

Côté spectacle, oui, The Bravest envoie le bois. Ou du mois il essaie, toujours handicapé par cet éternel problème de la qualité intrinsèque des effets spéciaux made in Pékin. Mais au moins, il affiche une générosité indéniable et ne trahit pas sur la marchandise. D’un bout à l’autre de ses deux bonnes heures saucissonnées au cordeau, le fil de Tony Chan appuie sur le champignon et ne relâche jamais la pression pour maintenir un rythme intense. Le récit catastrophe est sans cesse relancé et le gigantisme du danger ne cesse de prendre de l’ampleur même si l’on essentiellement avec les mêmes cartes. Mais au milieu de ce déluge d’action, tant de lourdeurs générant tant de grotesque… Des comédiens qui en font des tonnes, une mise en scène qui en fait des tonnes, une écriture qui en fait des tonnes, The Bravest appuie tellement sur tout qu’il finit par décrédibiliser ce qu’il entreprend et par annihiler ce qui aurait pu fonctionner sur le papier. Un passage à fort capital « émotion » finit par devenir risible tant tout est constamment dans l’excessif, à commencer par l’ode à l’héroïsme et au patriotisme.

BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

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