SÉCURITÉ RAPPROCHÉE (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : Safe House
Parents : Daniel Espinosa
Livret de famille : Denzel Washington, Ryan Reynolds, Vera Farmiga, Brendan Gleeson, Sam Shepard, Robert Patrick…
Date de naissance : 2012
Nationalité : États-Unis
Taille/Poids : 1h56 – 85 millions $

Signes particuliers (+) : Le Denzel en mode badass.

Signes particuliers (-) : Bruyant, une ode au vacarme permanent entre volume sonore au max et musique insupportable. Soulant, répétitif. Un script naze. Et bien sûr Ryan Reynolds, toujours aussi insipide.

 

NAVET REPROCHÉ

Résumé : Un jeune bleu de la CIA se retrouve seul à devoir gérer la fuite et la protection de Tobin Frost, un traître sous contrôle dans une résidence surveillée, après une attaque surprise. le bleu veut faire ses preuves mais son compagnon forcé lui réserve des surprises…

Nouveau film viril de l’ami Denzel Washington qui, plus il vieillit, plus il semble décidément se sentir pousser des ailes pour s’imposer comme une icône du blockbuster d’action qui déboîte, comme si pépère du haut de ses 47 ans avait décidé de se faire remarquer dans le genre en vue du casting d’un éventuel Expandables III où il souhaiterait avoir sa place parmi les monsieur muscle du cinéma. Sécurité Rapprochée s’inscrit du coup dans la veine des derniers exercices du comédien avec les Unstoppable ou Man on Fire. Réalisé par un jeune inconnu suédois, Daniel Espinosa, « le nouvel Denzel » est en passe de devenir presque une marque de fabrique et une valeur sûre pour qui recherche de l’actionner testostéroné et spectaculaire, soit ne s’embarrassant pas de détails, soit se mêlant à une esthétique plus stylisée (Le Livre d’Eli par exemple).


On espérait du coup de ce Sécurité Rapprochée un nouveau bon gros thriller efficace et de qualité ou à défaut, au moins un film bourrin et fun satisfaisant les bas instincts d’un spectateur en manque d’action décomplexée si possible de bonne facture. Le résultat fait malheureusement déchanter à bien des égards. Visuellement hideux avec ses couleurs bleutées et jaunâtres, shooté sous cocaïne par un boucher atteint de la maladie de Parkinson et d’une demi-cécité oculaire, Safe House en VO dans le texte, est un bien beau ratage dans les règles de l’art conjuguant ennui mortel et overdose saoulante et bruyante. D’une banalité sans nom, Sécurité Rapprochée fait dans l’action non-stop en oubliant de l’insérer dans un scénario un poil original et palpitant. En lieu et place, le film s’afflige d’un récit extrêmement redondant  tournant en rond sur lui-même comme une toupie ferait marrer trente secondes avant que le principe ne gonfle passablement. L’ami Denzel montre sa force face à l’huître au regard béta Ryan Reynolds qui tente de faire de même. Mais leurs efforts sont bien vite vains devant tant d’insipidité scénaristique balourde d’une intrigue archi-commune. Outre de se faire chier ferme, on se retrouve de surcroît affligé d’un beau mal de crâne, dégoûtant pour plusieurs semaines des coups de feu et explosions au C4. Beurk !

Bande-annonce :

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