OTTO – DEBOUT AVEC LES MORTS (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : Otto; Or, Up With Dead People
Parents : Bruce LaBruce
Livret de famille : Jay Crisfar (Otto), Marcel Schlutt (Fritz), Nicholas Fox Ricciardi, Keith Boehm…
Date de naissance : 2008
Nationalité : Canada, Allemagne
Taille/Poids : 1h34 – Petit budget

Signes particuliers (+) : Une autre approche du genre. Une mise en parallèle intéressante entre genre et discours en faveur de la cause gay.

Signes particuliers (-) : Il est indispensable d’aimer le cinéma expérimental pour adhérer à l’oeuvre. Les mêmes thématiques récurrentes qui alimentent tout le cinéma expérimental sans cesse et sans cesse.

 

DIFFERENCE OF THE DEAD

Résumé : Otto est un jeune zombie fraîchement réveillé et en pleine crise identitaire. Il déambule comme un SDF sans trop savoir où aller. Il fait la connaissance d’une cinéaste qui l’enrôle pour jouer dans son projet de documentaire politisé sur les morts-vivants…

Cinéaste punk de la scène gay-underground canadienne, le marginal et barré Bruce LaBruce est de retour avec un projet curieux : un film de genre, de zombie plus précisément. Difficile d’attendre de la part de l’auteur des particuliers et pornographiques No Skin Off My Ass ou Hustler White, un film classique de morts-vivants avec effets gores et histoire de survie dans un monde frappé par une épidémie cannibale. Et bien sûr, comme prévu, Otto n’aura rien de tout ça et surtout rien de classique. Otto est un pur film estampillé LaBruce, soit une œuvre quasi-expérimentale mêlant pornographie gay et pensées métaphysico-philosophiques sur la vie, la mort, le but de l’existence… mais du point de vue d’un zombie !

Difficile de disserter sur une telle œuvre atypique relevant d’un cinéma expérimental. Bruce LaBruce livre un film intéressant sur la forme et sur le fond mettant en parallèle l’histoire d’un zombie errant et la condition des SDF dans notre société actuelle. Sur le fond, Otto est passionnant. Mais pour cela, il faut être à la fois amateur de cinéma expérimental et à la fois pas réfractaire aux films porno-gay. Cela fait peut-être un peu beaucoup à la fois pour tout non-initié. Tourné avec trois fois rien, cette dérive existentielle est une parabole pourtant inspirée.

Bande-annonce :

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