NO MERCY (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : Yongseoneun Eupda
Père : Hyeong-joon Kim
Livret de famille : Hye-jin Han (Détective Min), Seung-beom Ryu (Sung), Sol Kyung-Gu (Pr. Kang), Ji-ru Sung (Yoon Jong-gang)…
Date de naissance : 2010
Nationalité : Corée du Sud
Taille/Poids : 2h05 – Budget NC

Signes particuliers (+) : Un récit violent et pessimiste, aléatoirement efficace et doté de quelques bonnes idées.

Signes particuliers (-) : Un énième polar sombre à la sauce coréenne. Rien de très neuf. Des longueurs et maladresses dans un script conventionnel pour le genre.

 

ON N’INSISTERA PAS ALORS…

Résumé : Le corps d’une femme découpé en morceaux est retrouvé au bord d’une rivière, dans des buissons. Kang, inspecteur spécialisé dans les scènes de crime, est appelé. Alors qu’un suspect est arrêté et qu’il pense l’enquête quasi-close, Kang découvre que sa fille a été enlevée et que les deux affaires s’entremêlent…

Depuis le triomphe critique et public au pays comme à l’international du désormais célèbre Memories of Murders, la Corée du Sud s’est lancée dans une course frénétique à la production de polars sombres et violents, capitalisant sur un savoir-faire local en la matière mais tendant petit à petit à l’écœurement et à la saturation du marché. Énième film du genre, No Mercy est aussi le premier de son jeune auteur Hyeong-joon Kim. Et si La Corée devrait se méfier de cette tendance au formatage d’une production commençant à tourner à rond à force de livrer des produits calibrés pour coller aux codes habituels d’un registre à succès et en vogue, il est parfois des œuvres se démarquant avec une terrible efficacité voire imposant leur auteur comme ce fut le cas pour Na Hong-jin en 2008 et son sublime The Chaser.


Comme prévu et attendu en guise de méfiance dès qu’un polar coréen pointe le bout de son nez, No Mercy ne fait pas dans la folle >originalité et reprend les codes traditionnels ayant fait le succès des œuvres qui l’ont précédé pour les resservir dans une intrigue policière complexe, jouant sur plusieurs ficelles se nouant les unes autour des autres. Avec noirceur et sadisme, la première tentative de Hyeong-joon Kim ressemble à bien d’autres et nous plonge dans un récit torturé, pessimiste et violent, où la froideur du ton donne une teinte flirtant avec l’horreur. Pas exempt de défauts entre facilités scénaristiques, une durée un peu trop excessive et certaines séquences un poil racoleuses là où elles se veulent choquantes, No Mercy n’est pas pour autant un ratage ni un film à voir d’un seul œil peu concerné. Il est tout de même un honnête produit efficace malgré quelques ralentissements dans le rythme, parfois bancal mais contenant quelques bonnes idées, s’offrant au passage quelques références au cinéma américain, à celui d’un David Fincher et son Se7en par exemple. Les intentions de Hyeong-joon Kim n’était pas mauvaises. Mais faire un polar hardcore sur la monstruosité de l’homme dans tout son sadisme et sa cruauté potentielle est aujourd’hui chose bien peu aisée. Et autant dire qu’il vaut mieux avoir un angle ou une idée brillante pour se détacher de la masse. Et ce n’est pas le cas de ce No Mercy que l’on a un peu l’impression d’avoir déjà-vu plusieurs fois. Or dans le genre, il y a tant de pépites qui nous pousse violemment dans les cordes que l’on a pas forcément de temps à perdre avec ce genre de récit éculé.

Bande-annonce :

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