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UNICORN STORE de Brie Larson : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Unicorn Store
Mère : Brie Larson
Date de naissance : 2018
Majorité : 05 avril 2019
Type : Dispo sur Netflix
Nationalité : USA
Taille : 1h32 / Poids : NC
Genre : Comédie dramatique

Livret de famille : Brie Larson, Samuel L. Jackson, Joan Cusack…

Signes particuliers : Brie Larson est aussi une bonne réalisatrice.

UNE TENDRE FABLE SIGNÉE BRIE LARSON

LA CRITIQUE DE UNICORN STORE

Synopsis : Une artiste fantaisiste ayant accepté un travail ingrat après avoir été renvoyée d’une école d’art décide de poursuivre son rêve ultime : adopter une licorne. 

Tout le monde la connaît désormais comme l’un des nouveaux visages de Marvel depuis Captain Marvel (les plus cinéphiles eux n’ont jamais oublié States of Grace ou sa fabuleuse performance oscarisée dans Room), mais c’est une Brie Larson réalisatrice que l’on découvre aujourd’hui avec Unicorn Store, son premier long-métrage après deux courts. Unicorn Store, qui vient de débouler sur Netflix après un passage remarqué à Toronto en 2017, c’est l’histoire de Kit, une femme-enfant qui rêve encore de dessins, de paillettes et de licornes. Alors qu’elle intègre en intérim une agence de pub avec la fastidieuse mission de gérer la photocopieuse, Kit reçoit l’étrange invitation d’un magasin éphémère qui lui propose d’adopter une licorne.

Avec Unicorn Store, Brie Larson explore à son tour l’éternelle thématique de la fin de l’enfance et du passage à l’âge adulte, à travers l’histoire d’une rêveuse qui a toujours eu du mal à grandir et à dire adieu aux couleurs de son enfance restées en elle comme un rempart face à la réalité du monde des « grands » qu’elle semble ne pas comprendre. Et d’actrice talentueuse, la jeune comédienne se révèle aussi comme une metteur en scène douée avec cette comédie dramatique existentielle qui épouse les contours du conte initiatique, fantastique et onirique. Tour à tour amusant, lunaire ou mélancolique, Unicorne Store philosophe sans prétention mais avec beaucoup de tendresse sur le besoin de grandir sans pour autant délaisser ses rêves en s’exprimant par le biais de la petite fantaisie touchante qui brille par sa délicate sensibilité. L’effort peut paraître parfois un peu bancal et n’échappe pas à quelques facilités notamment dans son joli dénouement, mais son imparable sincérité rattrape tout ou presque, et confère au film un parfum de bonbon doux-amer qui ne manque pas de profondeur, et réveille en nous le souvenir nostalgique de l’insouciance perdue. Une délicieuse fable métaphorique.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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