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Le saviez-vous ? : ll y avait de quoi faire 4 versions de Madame Doubtfire !

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Il n’a que 61 ans (aujourd’hui) mais Chris Columbus a déjà une très longue carrière derrière lui, carrière qui l’a vu traverser 4 décennies du cinéma américain. Depuis les années 80, le cinéaste en a connu des succès, scénariste de Gremlins et des Goonies, réalisateur de Maman, J’ai raté l’avion et des premiers Harry Potter ou producteur de La Nuit au Musée. Un acteur -et grand ami- l’a souvent accompagné dans ses aventures : Robin Williams. Chris Columbus l’a dirigé à plusieurs reprises, comme sur L’Homme Bicentenaire ou Neuf Mois Aussi. Mais leur plus gros succès commun restera l’inoubliable Madame Doubtfire, monument de la comédie américaine des années 90. C’était la première fois que ces deux là travaillaient ensemble, et c’est même par envie de bosser avec Robin Williams que Columbus a accepté de réaliser le film. Pour rappel (on ne sait jamais dès fois qu’une personne sur terre ne l’ait jamais vu), Robin Williams y incarnait un père de famille qui perdait la garde de ses enfants lorsque sa femme demandait le divorce. Le drame pour lui qui ne vivait que pour eux. Afin de pouvoir continuer à les côtoyer chaque jour, Daniel Hillard se lançait dans une entreprise complètement délirante, se faire embaucher comme gouvernante par son ex-femme en se déguisant en vieille dame attachante et bien sous tous rapports.

Le tournage fut rocambolesque, comme souvent quand Robin Williams était de la partie. Surtout que le comédien était alors au top de sa forme et plus facétieux que jamais. Comme ce jour où il décida, histoire de se marrer un peu, d’aller se balader dans un sex-shop de San Francisco avec son costume du film. On imagine d’ici la tête du vendeur qui s’est retrouvé face à une vieille britannique guindée lui demandant « un godemiché double tête et une grande bouteille de lubrifiant ». Bref, c’était ça Robin Williams, un farceur unique prêt à tout pour faire rire les autres. Et justement, parlons-en de la folie rieuse de Robin Williams. Chris Columbus s’est exprimé à la mort de l’artiste, sur sa collaboration avec lui. Et le tournage de Madame Doubtfire restera visiblement gravé à jamais dans sa mémoire. Robin Williams en était le producteur, une première pour lui avec sa société toute fraîchement inaugurée. Et si cette position aurait pu le stresser un peu… ce fut tout le contraire. Chris Columbus raconte que Robin Williams était particulièrement déchaîné pendant les prises. Il a toujours été connu (et reconnu) pour son inégalable sens de l’improvisation. Il adorait improviser, partir en roue libre et laisser courir son génie. Sur Madame Doubtfire, il s’est surpassé. Il n’arrêtait pas, et des heures de pellicule ont été remplies d’impro du comédien. A tel point que Columbus avouera qu’au moment d’entrer en montage, il avait tellement de matière, qu’il aurait pu tirer du même film, une version tout-public (celle que l’on connaît), une version Pg-13 (déconseillé aux moins de 13 ans), une version classée R (les moins de 17 ans doivent être accompagnés) et même une version Nc-17 (strictement interdite aux moins de 17 ans) ! Il n’y avait vraiment que Robin Williams pour mettre un réalisateur dans pareille situation ! Voilà, maintenant vous êtes peut-être comme nous, très très très désireux d’aller cambrioler les bureaux de feu la 20th Century Fox pour retrouver ces rushes et voir ça !!

 

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