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Le saviez-vous ? : Une histoire incroyable sur le tournage du Magicien d’Oz

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C’est probablement l’une des histoires les plus incroyables que les coulisses du cinéma américain aient jamais eu à raconter. Un esprit rôdait-il autour du tournage du légendaire Magicien d’Oz ou est-ce que c’est tout simplement le hasard qui a fait des siennes à un point qui tutoie l’improbable ?

On file en 1938 alors que le tournage du gigantesque capharnaüm que fut Le Magicien d’Oz approchait. Pour situer vaguement l’ambiance, Le Magicien d’Oz était en 1939 ce qu’un Avengers pourrait être aujourd’hui. Bon, on exagère un chouille mais faut avouer que ce fut un bordel sans nom. Déjà, l’idée d’une adaptation remontait à 1924 mais il a fallu une éternité avant que les droits du roman soient cédés par le fils de l’auteur (défunt) Lyman Frank Baum, décédé en 1919. La production enfin lancée du côté de la MGM, débuta alors une invraisemblable valse des scénaristes. 14 au total ont bossé sur « la patate chaude ». Et après les scénaristes, ce sera la valse des réalisateurs. Richard Thorpe commença les prises de vues mais sera débarqué au bout de quelques jours par le producteur Mervyn LeRoy peu convaincu. Puis ce fut au tour de George Cukor de venir assurer l’intérim en attendant de filer sur Autant en emporte le vent (qu’il lâchera ensuite pour cause de mésentente avec Clark Gable). Victor Fleming arrivera et fera l’essentiel du film avant d’aller prendre Autant en emporte le vent en main suite au départ prématuré du Cukor. Son ami King Vidor bouclera alors le film mais refusera d’être crédité, estimant que Fleming en était le vrai réalisateur. Bref, on vous épargne aussi l’interminable phase de casting laborieuse pour trouver les bons comédiens, le casse-tête des effets spéciaux complexes, sans parler du tournage lui-même qui fut une épreuve pour tout le monde avec des horaires à rallonge et des conditions de tournage difficiles, à commencer pour Judy Garland qui sombrera dans l’addiction aux amphétamines… fournies par la production pour l’aider à tenir du haut de ses 16 ans !

Mais l’anecdote qui nous intéresse aujourd’hui lorgne du côté des costumes. Alors que la production battait son plein et que le tournage approchait, on demanda à l’un des nombreux assistants costumes de se charger de trouver la veste du futur magicien d’Oz. Il fallait trouver un manteau qui fasse usé mais dont on soupçonne qu’il fut jadis élégant. En gros, un habit qui avait de la tenue mais qui était bien patiné, limite « en lambeaux ». Ni une ni deux, l’assistant s’est creusé la tête avant d’avoir la bonne idée : un magasins de friperies ! Direction les boutiques de seconde main pour trouver la perle rare. L’assistant en question n’a pas eu à chercher bien longtemps pour dénicher son bonheur et a ramené une vieille veste qui correspondait parfaitement aux souhaits de ses supérieurs. Ce n’est que quelques semaines plus tard que l’incroyable s’est produit. Alors que le tournage avait commencé, l’acteur Frank Morgan qui incarnait le magicien a mis les mains dans les poches de la veste et a senti une étiquette. Voulant la regarder, il a retroussé la poche et le nom de son ancien propriétaire était cousu à l’intérieur… : Lyman Frank Baum ! Aussi irréel que cela puisse paraître tant la coïncidence paraît impossible, la veste débusquée dans une pauvre friperie par pur hasard semblait avoir appartenu à l’auteur même du roman Le Magicien d’Oz ! Intriguée par cette histoire hallucinante, l’équipe s’en est tournée vers la veuve de l’auteur. C’est elle qui confirmera la rocambolesque trouvaille, affirmant qu’effectivement, il s’agissait bien d’une veste de son défunt mari, vendue à sa mort avec nombre de ses habits. Quelles étaient les chances qu’elle atterrisse sur le tournage de l’adaptation de son propre roman vingt ans plus tard ? Franchement, l’histoire relèverait presque d’un étrange tour de magie !

Par Nicolas Rieux

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