INFECTION de Christopher Roosevelt
Critique (sortie Blu-ray/DVD – horreur)

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311024.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMondo-mètre
note 2.5
Carte d’identité :
Nom : The Demented
Pères : Christopher Roosevelt
Livret de famille : Kayla Ewell (Taylor), Richard Kohnke (David), Ashlee Brian (Brice), Brittney Alger (Naomi), Sarah Butler (Sharley), Michael Welch (Howard)…
Date de naissance : 2013
Majorité : 7 mai 2014 (en Blu-ray/DVD chez TF1 Vidéo)
Nationalité : USA
Taille : 1h32 / Poids : Budget NC

Signes particuliers (+) : x

Signes particuliers (-) : Le genre de navet bien à sa place dans les bacs à DTV, dont la simple nullité fait marrer au second degré. Pour ses acteurs calamiteux, pour ses dialogues génialement crétins, pour ses effets spéciaux cheap, pour sa savante absence d’originalité.. Bref, hilarant de ridicule.

 

ON EST BIEN LOIN DE WALKING DEAD !

LA CRITIQUE

Résumé : Après une attaque terroriste, 6 amis étudiants vont devoir lutter pour survivre et fuir une ville devenue totalement hostile…21029340_20130820123327007.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxL’INTRO :

Alors que l’excellente série télé The Walking Dead a remis l’apocalypse et le survival zombie au goût du jour (en même temps, elle l’a toujours été), les productions autour de nos chers amis les morts-vivants battent plus que jamais leur plein. Au cinéma, à la télé, et bien entendu en DTV, terrain de jeu favori du cinoche de genre. Dernière cheaperie en date à débarquer dans les bacs, Infection, obscure série B américaine visiblement signée du producteur Toby Emmerich (qui serait donc passé à la réal). Un film dont on ne trouve que très peu d’infos sur la toile et pour cause, puisqu’il s’agit en réalité de la bisserie The Demented, pas du tout réalisée par Toby Emmerich mais par le jeune Christopher Roosevelt dont c’est là le premier long-métrage. Vous suivez ? Une production de 2013 avec notamment Sarah Butler (la belle du remake de I Spit on your Grave) et Kayla Ewell (Vampire Diaries).21029331_20130820123226055.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

L’AVIS :

Pour reprendre une expression bien connue, « cacher ce DTV que je ne saurais voir ! » Vous l’aurez bien compris, Infection est tout simplement mauvais. Très drôle au second degré, mais mauvais. Le genre de nanar recherché en fait, sympathique et divertissant mais tellement crétin, qu’il saura pimenter une soirée alcoolisée entre potes en mode grosse rigolade à ses dépends.21029326_20130820123224962.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Avec son évident trop petit budget par rapport à ses intentions, comme si on collait un T-Shirt XS sur le dos d’un John Goodman, Infection tente de nous ressasser une histoire bien connue et usée jusqu’à la moelle mais qui peut toujours faire la blague pour un peu qu’elle soit raconter avec fun, gore et sens de la distraction. En gros, une attaque bactériologique, quelques potes en weekend dans la luxueuse baraque de l’un d’entre eux, et une contamination zombiesque qui va les obliger à se sortir les doigts du *** pour trouver un moyen d’en réchapper. Non, Infection ne fait pas dans l’originalité bien au contraire, puisque le film aligne tous les clichés possible et imaginable. Le fils de riche immature et complètement débile, le couple un peu trop sage par rapport au reste du groupe, le black sportif, sa copine bimbo à gros nibards mais intelligente (elle veut devenir… attention… dentiste. WTF ?!)… Et parce qu’il fallait bien qu’ils causent ces jeunes gens, Christopher Roosevelt leur a collé dans la bouche les dialogues les cons de l’univers.infection 5289.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Festivals de faux raccords et d’incohérences en tous genres, Infection est un grand moment qui, pris au second degré, peut sérieusement amuser la galerie. On pourra se fendre la poire sur les actions de nos six jeunes couillons lancés sur les traces du navet, motivés par une situation qui, chose inexplicable, va leur faire prendre sans cesse les décisions les plus débiles et incohérentes qui soient. On pourra sinon s’amuser du casting, globalement peuplé de comédiens pathétiques sortis du conservatoire dramatique (non, non, ce n’est pas un oubli, le mot « art » a été volontairement retiré de cette phrase). Mention à une Sarah Butler en roue libre et aux faux airs de Lindsay Lohan du dimanche, mention aussi à cette fameuse Kayla Ewell, maquillée comme une bagnole volée et espèce de sosie discount de Scarlett Johansson, la mâchoire de travelo en plus proéminente. Ah, et mention aussi à l’inconnu à la tronche de Playmobil, Richard Kohnke, dont l’air ahuri est un must du genre.21029327_20130820123225196.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Acteurs pitoyables, scénario maigre comme un chaton anorexique, fun et gore probablement oublié à la maison, mise en scène aux abonnés absente, manque d’argent d’où quelques effets spéciaux à hurler de rire (sublime le mini-champignon atomique fait avec trois pétards achetés au InterFêtes du coin… Infection est du nanar pur premium comme on aime. Un de ceux du style où on se demande si la production a au moins pris la peine de relire le script avant de tourner le film. A cet égard, notre séquence préférée restera ce moment où l’un de nos jeunes crétins fêtards se remémorent en pleine apocalypse, cette scène du début du film où il a offert une bague à sa copine pour lui témoigner ses sentiments. Un échange hallucinant où monsieur Playmobil explique à sa dulcinée ersatz de Scarlett Johansson ce qu’il aurait lui dire à ce moment là et qu’il n’a pas pu dire car il ne trouvait pas les mots mais ça y est, maintenant qu’ils vont mourir, il les a. Et ce balourd teubé de lui dire… la même chose que ce qu’il lui a dit au début. Mot pour mot. Sérieux ? Quelqu’un a t-il relu le scénario au moins ? Ah les ravages d’Alzheimer… A moins que ce soit la drogue. On l’a toujours dit, à Hollywood, ça sniffe trop et voilà le résultat !21016868_20130701180510919.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Infection est un grand moment de ridicule, cible parfaite pour une soirée en mode moqueries. Cerise sur le gâteau, déjà que le film est très con dans on pauvre déroulé, figurez-vous que dans son immense générosité, il nous garde le meilleur pour le final, avec une double fin venue de nulle part (sans doute destinée à rallonger un peu la courte durée de la chose) et d’une débilité à manger des portes. Non, vraiment, on s’est bien bidonné avec cette affaire mais ne nous en voulez pas, on file regarder un vrai film maintenant.

Bande-annonce :

Par Nicolas Rieux

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